• Chapitre 1 - Première partie

     

    Chapitre 1:  

     Partie 1: Un combat, un allié

     

    "Enfin, me voici." pensai-je. Peut-être était-ce une mauvaise idée, mais je maintenais mon objectif, et avançais dans ce village avec prudence. Après tout, il faisait encore un peu nuit, malgré l'aube qui laissait place à un splendide ciel azuré.

    Ceci dit, personne ne semblait s'être encore activé, et je me risquai à aller plus avant parmi les maisons. Elles étaient faites de bois, et l'ensemble du village faisait en sorte que toutes les structures en bois s'organisent autour d'un même point central.

    "Sûrement la place où les échanges pouvaient avoir lieu." poursuivais-je dans mon analyse. En y regardant d'un peu plus près, j'aperçus quelques particularités propres à ce village, comme des maisons exclusivement faites de rondins bruts, assemblés bout à bout par des cordages, pour former charpentes, murs, et toits. Seules les portes, les fenêtres et les marches devant la maison étaient taillées à même le bois pour une coupe plutôt approximative, mais pas déplaisante pour autant.

    Tout autour de cet agglomérat de maisons, je voyais une forêt foisonnante, et des buissons fleurissants là où je me trouvais quelques instants avant. Le vent était doux, et peut-être salé. Après tout, la mer n'était pas loin, car son odeur caractéristique vint rapidement effleurer mes sens.

    Néanmoins, même si la pêche devait être une activité importante pour les habitants du coin, il me suffisait de parcourir des yeux les différentes installations pour me rendre compte de la variété de leurs activités.

    Agriculture abondante, un élevage méthodique et régulé de créatures qui m'étaient jusque-là encore inconnues, et une chasse possiblement contrôlée devant leur apparent respect pour la nature.

    Cependant, l'estrade de bois au cœur du village m'interpella. A quoi pouvait-elle servir ? Et quelles étaient les inscriptions gravées sur sa bordure ?

     

     

    Je fis quelques pas pour me placer sur le promontoire, et à peine j'eusse mis un pied dans le cercle blanc tracé au centre de celui-ci qu'un violent souffle me força à reculer. Je mis mes bras devant moi pour parer le vent, mais une voix effacée attira mon attention. Une voix grave mais légère me parlait, même si je ne comprenais pas le sens de ses mots.

    Quand j'essayais de voir qui s'adressait à moi, je ne vis d'abord personne, puis je distinguais des volutes pâles dans l'air. "Un esprit...?" me demandais-je. Il me suffit dès lors de regarder un peu plus haut pour distinguer clairement une tête de chien, qui me fixait avec insistance.

    "Que me veux-tu...?" lui demandais-je.

    Son regard se durcit alors un peu plus, et sans attendre, l'esprit hurla dans un écho, tandis que son apparence laissa place à une boule lumineuse. Une puissante bourrasque me frappa de plein fouet, me donnant du fil à retordre pour rester debout.

    Puis, sans que je ne comprenne vraiment comment, la boule de lumière devint un chien bien réel, d'apparence encore dorée et spectrale. Des petites sphères de lumières s'échappèrent de cette forme à demi-charnelle, avant que l'animal ne devienne purement réel.

    Ce chien avait l'apparence d'un bouvier bernois, même s'il semblait trop jeune pour être adulte. Sa grande taille me déstabilisait, malgré son sourire radieux et sa mignonne petite bouille. D'un regard brillant, il me fixait avec attention.

    L'animal se rapprocha de quelques pas vifs de moi, alors qu'il se mit à m'encercler de tout son corps, tout en ne me lâchant pas d'une semelle. Il laissa échapper un aboiement roque, ce qui risquait d'attirer l'attention des citadins... et ce fut le cas.

     

     

    Bientôt, une dizaine d'hommes armés du village sortirent en trombe à la rencontre de l'origine du jappement. Je n'eus que quelques secondes pour comprendre ce qu'il se produisait, et prise de panique, je regardais les hommes m'encercler sans un geste.

    J'étais paralysée aussi bien de peur que d'incompréhension. Y avait-il quelque chose de mal à ma présence ici ? En tout cas, l'animal se plaça devant moi, et dissuadait les hommes d'approcher.

    Je me surpris alors à les détailler: ils étaient tous couverts de vêtement assez rustres, et confectionnés à la main. Comme arme, ils avaient tantôt arcs et flèches, tantôt poignards et lances. Moi, je n'avais que mes compétences pour me défendre... enfin. Il semblait également que le chien soit de mon côté.

    En effet, cette matérialisation d'esprit me laissait perplexe. Pourquoi s'était-il transformé devant moi ? Et qu'est-ce qui le poussait à me protéger ? ... Les cris et menaces des citadins me sortirent de mes pensées, ils étaient sur le point de lancer une offensive.

    Mais un autre d'entre eux sortit de la forêt, accourut vers le groupe en cercle, et ralentit brusquement pour hausser la voix. Était-ce leur chef ? J'en doute. Il était bien plus jeune que le reste de la bande, malgré ses cicatrices, et ses plaies ouvertes qui le grandissaient un peu.

    Je ne dis mot depuis ce matin. Ce silence, ils l'avaient remarqué, et ça leur faisait peur. Tenue étrange, animal particulier, et muette comme jamais, ils avaient sûrement raison de se méfier. Après tout, si je me mettais devant moi-même, je me méfierais aussi, alors je peux les comprendre...

     

     

    Ainsi, un dénommé Oggas - le jeune homme qui a accouru - prit la parole:"- Attendez. Regardez-la ! Elle était sur l'autel, donc celui qui l'accompagne est forcément un esprit ! Jamais ce genre de chien supporterait la vie sauvage dans nos contrés... Il s'agit donc forcément de Lunol: l'enfant de la Lune."

     

    Un autre un peu plus âgé s'insurgea:"- Ce n'est pas une raison !! Elle a beau avoir la bénédiction des esprits, elle vient profaner notre village de sa présence ! Son aura est... est...";

     

    "- Je vois ce que tu veux dire... Je ressens la même chose. Mais n'est-ce pas étrange qu'elle apparaisse pendant que les dieux s'affrontent là-haut ?" poursuivit Oggas.

     

    "- Fils, je ne suis pas certain qu'il s'agisse d'une élue. Elle n'a rien qui nous prouve qu'elle est liée à tout ça !" continua l'autre.

     

    "- Et que dirait Adsis si nous lui rapportons que nous avons laissé s'échapper une potentielle élue ? Faisons-la prisonnière. Il s'occupera d'elle bien mieux que nous."

     

    "- Qu'est-ce que tu peux être borné Oggas..." soupira son père. "Mais c'est d'accord. Attrapez-la!!!" ordonna alors d'une voix de stentor l'homme bourru.

     

    Son air mal léché me laissait deviner qu'il ne serait pas tendre... Je choisis donc de me défendre. En une masse uniforme, les guerriers s'élancèrent d'un bond dans la bataille.

     

    J'entrepris d'analyser leurs attaques, pour mieux riposter ensuite. Néanmoins, je n'étais définitivement pas seule, et l'esprit s'était synchronisé avec mes gestes. Un coup, il m'envoie un homme que je finis, un coup, je me débat avec un autre et il me délivre de ce combat incertain.

    A chaque fois, nous nous entraidions. Sans même nous connaître vraiment, j'avais l'impression que je pouvais compter sur lui, et j'apprenais en même temps comment il se battait à mes côtés. A nous deux, nous repoussâmes l'ensemble des guerriers.

    Malgré mes bandages, et blessures latentes, mon énergie était encore suffisante pour remporter cette victoire. Puis, comme tous étaient plus ou moins à terre, je choisis de me tenir nonchalamment devant eux pour leur demander:"Dites-moi... Que me vaut l'honneur de cette attaque ? Je ne suis pas sûre de saisir."

    A mes côtés, Lunol - comme l'a nommé Oggas - se tenait fièrement devant eux. Il me lança un bref regard satisfait, doublé d'un hochement approbateur de tête.

    Rapidement, Oggas se redressa, et me fit face. A bonne distance, il me toisait sans un mot. Son regard était indescriptible. Je ne saurais dire s'il s'agissait de stupeur, ou d'aigreur sur son visage.

    Puis, après un silence, il dit:"Toi... pourquoi es-tu ici ? Et pourquoi Lunol prend-il ta défense ? Il a toujours été des nôtres!".

    Lunol le fusilla du regard. Étrangement, il se mit à parler à son tour:"Je ne l'ai jamais été. Tu te méprends. Je ne suis pas avec Adsis, moi.";

     

    Trop de questions surgirent dans ma tête en quelques secondes. Qui était cet Adsis dont ils parlaient tous ? Comment un chien - ou plutôt un esprit - pouvait-il parler... et pire ! prendre une forme charnelle !? Je me perdais dans mes songes une fois de plus, et le silence regagna la scène.

    Le père d'Oggas, qui avait eut le temps de se relever lui aussi, poursuivit durement:"Qu'importe. Il ne nous offrait rien de toute façon. Reste concentré sur l'objectif, fils."

    A ses propres mots, la brute piqua un sprint dans ma direction, et me prenant totalement au dépourvu, je me fis plaquer au sol dans un grand fracas. Immobilisée, je le regardais, abasourdie par l'action soudaine.

    Lunol n'avait, lui non plus, pas vu le coup venir, et avant qu'il ne puisse réagir, Oggas le captura à son tour. Nous n'avions rien pu faire de plus.

    Ainsi, les guerriers nous prirent pour captifs, et nous fûmes emmenés dans l'une des maisons. Enfermés dans une chambre sombre, par absence de fenêtre pour filtrer la lumière grandissante du jour, je me remettais difficilement de ce qu'il venait de se passer.

     

    "Lamentable..." dis-je. "J'ai été lamentable... C'est pas comme ça que je vais comprendre ce qu'il se passe. Prisonnière après même pas 20 minutes... quel exploit ! Tsss... Et puis..." poursuivais-je en baissant progressivement la voix.

    Un souffle autre que le mien me rappela la présence de Lunol avec moi. Lui aussi était contraint à rester ici, et pour quoi faire ? Je n'en savais rien. N'étant même pas ligotée, je pouvais me mouvoir librement dans cet endroit restreint.

     

    Dans l'obscurité la plus totale, je ne percevais rien par la vue, et me mis à voir percevoir mon environnement par le touché. Je n'osai pas me lever de suite, de peur de rentrer dans quelque chose, ou de blesser Lunol sans le vouloir.

    Ainsi, en fermant les yeux, je tâtonnais le sol autour de moi, et avançais ma main pour la faire glisser sur le bois. Sous mes doigts, je percevais à peu près tout. Les vibrations du sol sous les pas des habitants de la maison, la fine pellicule de résidus sur la surface boisée, ou encore les volutes des cernes des morceaux de bois taillés à vif.

    Puis, en élargissant le périmètre de fouille, je sentis près de moi la rassurante présence pleine de chaleur d'une boule de poil.

    "Lunol ?" murmurai-je doucement. Je savais qu'il levait ses yeux vers moi. Je repensais à son regard en plein jour, à sa transformation, et à notre combat commun. Encore en train de m'interroger, je me souvins qu'il pouvait parler. Peut-être pouvait-il m'éclairer sur certains points ?

    Je marmonnais:"- Je suis un peu... perdue par tout ça... Accepterais-tu de... répondre à quelques questions...?"

     

    "- Tu n'es pas d'ici, n'est-ce pas...?" ajouta-t-il d'une voix sobre et masculine.

     

    "- C'est certain, oui. Mais... pourquoi m'aides-tu au juste ?"

     

    "- J'ai mes raisons..."; J'aurais pu jurer qu'il avait détourné le regard... "Par contre... leur acte m'est... incompréhensible. Je ne sais vraiment si tu es une élue ou non, mais tu as l'air de les intéresser...". Continua-t-il d'un ton narquois.

     

    "- Et sinon... Où sommes-nous exactement...?" hasardai-je. J'étais presque sûre qu'il aurait été surpris par la question, et pourtant...

     

    "- A part dans un village paumé parmi la végétation et l'isolement... sur Drania. J'ai le sentiment que tu ne connais rien d'ici... C'est assez perturbant." finit-il.

     

    "- J-je... non. Je ne connais rien. Et c'est bien là le problème je crois. Y'a moyen de me faire un petit topo de ce qu'il se passe ici ? Ou...-"

     

    Trop tard pour la discute... Quelqu'un frappa violemment à la porte et nous interrompit:"- Un peu de silence là-dedans ! Ou on vous envoie dès maintenant comparer devant l'Alliance."

     

    "- L'Alliance...??" pensai-je. "Mais qu'est-ce que c'est encore !? Des Dieux, l'Alliance, ... et puis quoi encore... une milice peut-être !? Nan mais on est où là...?" m'insurgeai-je en silence.

     

     

    Une fois notre geôlier parti, Lunol reprit la conversation sous son souffle:"- Je vais t'expliquer oui... Déjà, pour faire court, il y a les Dieux : cinq en tout. Après, on retrouve les demi-dieux. Se sont eux qui forment l'Alliance. Et enfin, il y a les esprits. Des sortes d'êtres spirituels puissants qui veillent sur les villages, comme moi en somme. Normalement, les dieux eux-mêmes ne sont pas au courant de notre existence... car nous sommes en quelque sorte des "dieux cachés"... Ou juste des êtres nés des croyances des gens. Personne ne sait vraiment."

     

    "- Attends, attends... Tu es en train de me dire que tu ne sais pas d'où tu sors, c'est ça ?"

     

    "- C'est l'idée... Mais au moins on est dans le même bateau tout les deux, hahahaha !"

     

    "- ... Moui, on peut dire ça..." poursuivis-je, quelque peu sceptique. "Néanmoins, je ne comprends toujours pas cette histoire "d'élu" dont vous parlez tous... Ça consiste en quoi ?"

     

    "- Version courte ou version longue ?" sourit Lunol.

     

    "- Au plus court. Pas besoin de s'encombrer de détails inutiles."

     

    "- Je comprends. Donc... pour en revenir aux Dieux... Pour qu'ils maîtrisent leurs pouvoirs, et ne pas accessoirement sombrer dans la folie, ils ont besoin d'êtres assez puissants pour être capables de contenir une partie de leurs pouvoirs, et de maintenir un certain équilibre. Les êtres ainsi choisis et entraînés par ces même Dieux sont nommés "élus". Voilà l'idée. Tu commences à saisir, ça va ?"

     

    "- Oui, ne t'en fais pas. Tu es assez clair." répondis-je en lui souriant timidement. "... Mais..."

     

    "- Mais ?"

     

    "- ... Je me demande juste... En quoi cette histoire d'élu a un rapport avec moi. D'autant qu'ils ont aussi parlé d'un conflit entre les Dieux si je ne m'abuse..."

     

    "- Ah, ça... Je ne sais pas toute l'histoire, moi non plus. Pourtant... J'ai l'intime conviction que tu es liée à eux d'une certaine façon, toi aussi. Tu n'as beau pas le percevoir, ni le comprendre, je pense qu'ils ont raison."

     

    "- ...? Explique-toi..."

     

    "- Et bien... Cette force que tu dégages. Elle est inhabituelle pour une "simple humaine"... donc j'en déduis que tu as quelque chose qui te rend importante, même si tu n'en as pas conscience. Ensuite, ta "tenue" est également... spéciale. C'est presque comme si tu sortais d'un soin intensif, ou d'un combat féroce, alors que tu as l'air d'aller bien. Troublant, non ? Subir autant de dégâts et rester debout malgré tout, ça a quelque chose d'impressionnant... Tout ça pour dire que tu attires sur toi un œil qui force la crainte, ou l'admiration... comme les Dieux de notre monde. C'est cette impression-là qui nous dit à tous que vous avez quelque chose en commun."

     

    "- Et quel est le rapport avec conflit inter-déité dans cette histoire ?" rétorquai-je, intriguée.

     

    "- ... Si j'ai bien saisi l'histoire... Draniolon, ou la "bienveillance incarnée" si tu préfères, a décidé de ravager certaines parties de Drania. Je ne sais même plus depuis combien de temps il a perdu son élue, et donc, ça me surprend un peu qu'il ne se révolte que maintenant... Et puis, toi qui arrives comme une fleur le lendemain des premières attaques de Draniolon, c'est suspect. Si tu veux mon avis, il a senti que tu viendrais et est à ta recherche... Ou alors..." s'interrompt-il.

     

    "- Ou alors...?"

     

    "- Ou alors il ne fait que se diriger vers l'Aire de Nola pour retrouver des forces, et poursuivre son massacre, en faisant le plus de dégâts possibles sur sa route... Même sans l'aide des autres Dieux, il est en train de refaire le monde ! Mais pas pour le meilleur malheureusement."

     

     

    Cette fatalité vint alors me frapper de plein fouet. Je n'avais pas encore pu voir par moi-même la puissance de ces "Dieux" si redoutés, et le fait de savoir que tous ceux que j'avais croisé jusqu'à maintenant dans ce monde m'associaient à celui qui détruisait ces terres m'horripilait.

    J'étais bien incapable d'une telle chose, alors avoir un lien plus ou moins étroit avec une divinité vivante aussi destructrice était bien loin de me réjouir.

    Et Vay... J'y repense maintenant, mais il avait dit qu'il serait là en cas de besoin... Vu la situation, je ne sais pas s'il compte vraiment tenir parole, ou s'il s'est joué de mon ignorance... Tu me diras, quand je ne sais rien de quelque chose, on pourrait me faire croire n'importe quoi avec quelques arguments, ou quelques "preuves" concordantes.

    Je suis crédule quand je m'y met... Après tout, qui me dit que c'est la vérité ? Je n'ai rien vu qui ressemblait à un Dieu ou à autre chose, et à part Lunol devant moi, je ne saurai dire si tout se tient vraiment. D'ailleurs, j'ai oublié de demander...

    je pensai pendant un long moment de silence dans l'obscurité de la petite pièce. Puis je repris le fil de mes pensés et la conversation par la même occasion:"- Au fait... J'ai oublié un détail, mais... à quoi ressemblent ces Dieux au juste ?".

     

    A peine étonné de la question, il murmura:"- A des bêtes mystiques. Tu t'attendais peut-être à des humains, mais les Dieux sont des dragons, les esprits des animaux, et les demi-dieux sont des chimères. On retrouve dans le lot Griffon, Phoenix, et j'en passe. Bref, attends-toi à être surprise."

     

    "- ... Et comment je fais pour savoir si tout ce que tu m'as dit est vrai...?"

     

    "- Tu n'as qu'à attendre. Je suis certain que tu trouveras bien vite des réponses. Maintenant, ce n'est plus qu'une question de patience."

     

    "- Tu crois qu'ils viendront nous chercher dans combien de temps à peu près ?"

     

    "- Aucune idée, désolé. Je perds la notion du temps dès que je perds le soleil de vue..."

     

    "- Haha, c'est tout à fait moi, ça ! Même s'il ne me faut pas grand chose pour ça en fait... Rien que maintenant, je ne sais si ça fait déjà des jours que nous sommes enfermés, quelques heures seulement, ou quelques minutes interminables... C'est dire !" poursuivais-je.

     

    "- Et beh, sur qui suis-je tombé pour qu'il soit possible d'être pire que moi ?" ajouta-t-il presque hilare.

     

    "- C'est à toi de me dire pour le coup, haha !" finis-je.

     

     

    Puis, me revint à l'esprit ce dénommé Oggas. En laissant dériver mes pensées une fois de plus, je me suis même retrouvée à le détailler sans un mot. Ce jeune homme, tout à l'heure... aux cheveux noirs et aux yeux bruns perçants... à quoi ressemblait-il à peu près...? Avec ses épaules droites, un bon port de tête, et un corps plutôt équilibré... En plus d'un tatouage qui s'étendait de son bras droit à sa joue, et des nombreuses cicatrices qui lui parcouraient le corps...

    Il avait des plaies fraîches également... Mais... Comment s'est-il fait ça ? Les plus récentes doivent dater de ce matin... Qu'était-il parti faire...? Chasser peut-être...? Ou alors... je n'en sais rien en fait. D'ailleurs, que fait-il depuis tout à l'heure ? J'aimerai bien le savoir. Au moins, ça aurait pu me permettre de savoir dans combien de temps il nous sortira de là... Mais bon.

    Sortant de mes songes, j'observais tant bien que mal la petite boule de poil devant moi. Pendant mon silence, Lunol s'était allongé sur le sol, et se servait de mes jambes comme oreiller. J'imagine qu'il veut juste se reposer...

    Le laissant faire, je me permis de caresser son poil doux, et plutôt court pour un chien de son espèce. Puis, laissant l'atmosphère calme s'emparer de moi, je refermai les yeux, et m'assoupis un moment.

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 14 Janvier à 10:27

    J'ai enfin lu ce début de chapitre yay ! xD

    Et je n'ai trouvé strictement aucune faute :o 

    Champo !

      • Dimanche 14 Janvier à 11:20

        Disons que j'ai eu le temps de le soumettre à l'expertise d'autres personnes avant que tu ne le lises, celui-là xD!

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