• If I can't have Senpai :.Chapitre 10.:

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    Nom de l'artiste originel: DollySonniku alias Sonikkufreak.

    Provenance: Wattpad

    /!\ Attention, certains passages pourraient choquer les âmes sensibles. Cet épisode a été répertorié comme violent sur DeviantArt, si vous décidez de lire, c'est à vous que reviendra la responsabilité. J'espère que vous prendrez compte de cet avertissement avant de vous risquer à cette lecture. Merci./!\

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    Cicatrices, bleus et griffures. C'était en quelque sorte les trophées d'Ayano et la douleur qui en provenait était un vielle ami pour elle. Mais la souffrance qu'elle vivait à l'instant était atroce et au-delà de son seuil de tolérance, elle pouvait sentir ses anciennes plaies se rouvrir et des dizaines de cheveux être arrachés de son crâne.

    Ça fait mal.

    Ça fait mal.

    "Sen-Senpai!" Comme une tentative désespérée, Ayano tendit sa main endommagée vers son Senpai. Le seul garçon qui a déverrouillé son amour et d'autres merveilleuses émotions. Celui pour qui elle serait prête à tuer. "Ai-Aide-moi..!"

    Taro demeurait paralysé de peur en voyant Ayano s'être fait battre jusqu'au sang, il tremblait sur place tandis que ses sens s'étaient accrut à cause de son instinct en alerte. Il voulait s'enfuir et oublier tout ça, mais il savait au fond de lui qu'il devait aider cette fille, c'était ce qui était le plus juste. Il saisit rapidement son portable et composa le 911.

    "Pas si vite, mon joli~" Une délinquante aux mèches violettes frappa de sa batte de bois la main de Taro, ce qui lui fit lâcher l'appareil. La puissance du coup était si grande que ses mains étaient devenues bleues et noires en un instant.

    "AAAAHH!!!" Senpai laissa échapper un cri suppliant quand il ramena ses mains ensemble tandis que des vagues ardentes les parcourraient.

    La délinquante éclata le téléphone de sa semelle, laissant sur le portable allumé un écran noir. L'agitation ainsi provoquée détourna l'attention de quelques délinquantes d'Ayano, cherchant à savoir ce qu'il se passait.

    "Tu aurais dû rester sagement assis, beau gosse." affirma la délinquante aux mèches violettes en s'approchant de lui. "Maintenant je vais te faire taire..." La délinquante dressa sa batte dans les airs pour assommer Taro.

    Voyant le coup venir, Taro se jeta au sol évitant ainsi l'offensive d'un cheveux. Il se ressaisit rapidement et tenta une course éperdue jusqu'à la grille mais la délinquante avait deviné ses intentions et bloqua le passage avec sa batte prête à l'emploi.

    "N-Non, fout-moi la paix!!" Sans prendre le temps d'y réfléchir à deux fois, Taro fit demi-tour et s'engouffra dans le lycée sans ménager les portes et disparut dans les ténèbres du bâtiment non-éclairé.

    "Merde, il s'est barré dans l'école!" s'écria la délinquante aux mèches violettes en s'adressant aux autres.

    "Ne restez pas plantez-là, choppez-le!!" ordonna la délinquante passablement énervée qu'elles n'étaient même pas capable de contenir le jeune homme.

    Un duo de délinquantes laissèrent Ayano et coururent dans le lycée armes en mains. La délinquante aux mèches bleues commanda aux autres d'arrêter leurs attaques contre Ayano. Une fois fait, elle reprit les cheveux d'Ayano pour la soulever.

    "T'as vu ça?" Demanda-t-elle sournoisement, confrontant Ayano face à l'établissement de manière à ce qu'elle voit.

    "Nngm...." fit la seule chose qui sortit de la bouche d'Ayano, c'était comme si sa gorge était écrasée et ses cordes cordes vocales était comme nouée.

    De ses yeux brouillés et imprécis elle pouvait voir plusieurs délinquante courir dans le lycée probablement aux trousses de son Senpai.

    "Il a préféré sauver sa peau." ricana-t-elle en la regardant d'au-dessus.

    ".....Q..ui.....te..l'a dit....." dit Ayano en soufflant entre chaque mot pouvait rassembler.

    "Hm?" La délinquante la regarda intriguée puis souleva encore davantage les cheveux d'Ayano pour la rapprocher. "T'as dit quoi, Aishi-chan ? Parle plus fort."

    "Nnghhh! bon sang! QUI TE L'A DIT!" hurla Ayano violemment, la gorge en feu.

    "Hmm, tu veux savoir comment j'ai su que c'était ton ...heu Senpai?" La délinquante se pencha vers le visage d'Ayano et même malgré le masque qui couvrait sa bouche, Ayano savait qu'il souriait de satisfaction. "Tu n'as pas besoin de te soucier de ce genre de détails" La délinquante cracha au visage d'Ayano et la jeta au sol.

    "Continuez de suivre le plan les filles, je dois rattraper notre petit otage." murmura la délinquante tandis qu'elle s'engouffra à son tour dans le lycée.

    Ne restant que trois délinquantes pour surveiller Ayano, l'une l'attrapa par le bras et commença à la tirer derrière l'école pendant que les autres marchaient tels des gardes à leurs côtés. Les trois délinquantes discutaient et riaient entre elles comme s'il s'agissait d'un Mercredi comme les autres.

    "Senpai..." pensa Ayano pour elle-même. "Senpai...!!" Cette pensée lui frappa l'esprit et persista inlassablement en elle. Elle devait se battre, elle devait se sortir de là, elle devait s'assurer que Senpai va bien.

    "Il a préféré sauver sa peau" La voix de la délinquante ne quittait plus ses pensées.

    Ce n'était pas de sa faute s'il avait fuit, il était trop effrayé pour réfléchir.

    "Il allait me sauver." pensa Ayano en tentant de se rassurer. Il n'avait pas l'intention de l'abandonné, elle savait qu'il n'était pas de ceux-là dès leur première rencontre, elle s'en souvenait comme si c'était hier.

    Le doux sourire que Taro arborait quand il l'a aidé à se relever après qu'elle lui ait rentrée dedans sur le route du lycée et son apaisante voix qui semble avoir ouvert les portes de son cœur. Si mignon et si gentil.

    "Là, prends ma main."

    Elle pensa que sa poigne si chaude et si douce était, malgré les quelques secondes où elle lui tenait la main, la réponse à toutes ses questions. Et pour la toute première fois...elle sourit.

    "Merci..."

    "Merci de m'avoir sauvée..." murmura Ayano doucement sous son souffle. De toute sa vie, elle ne savait pas ce que le pure bonheur ou l'amour était, ni même que cette seule personne pouvait changer sa vie, maintenant elle en était persuadée. "Cette fois...laisse-moi te sauver..."

    "Donc qu'est-ce t'a fait pour le chopper?" demanda l'une des délinquantes à celle qui tirait le corps d'Ayano.

    "Je l'ai frappé au visage de ma batte, vous auriez dû voir ça, ça tête était juste magique." répondit l seconde.

    "Ça a dû être chiant ce Taro jusqu'ici." murmura la troisième.

    "Pas tant que ça, il était léger comme une plume, avant qu'il ne se réveille et qu'il ne commence à se débattre." plaisanta la deuxième en se rappelant de l'instant.

    "Bref-" Soudain, la délinquante qui tirait le corps d'Ayano pu sentir quelque chose s'enrouler autour de sa jambe, ça lui faisait penser à une main, elle s'en retourna pour voir Ayano s'agripper à sa jambe.

    "Tch, tu ne sais pas quand laisser tomber connasse." souffla la délinquante s'agenouilla vers Ayano et l'attrapa par les cheveux, l'éloignant ainsi de sa jambe. La prise d'Ayano glissa entre ses mains avec un grognement de souffrance en sentait certains de ses cheveux se déraciner. La délinquante relâcha sa prise à son tour, faisant s'échouer le visage d'Ayano sur le sol tête baissée.

    "Pitoyable." dit la délinquante en poussant la tête d'Ayano avec sa chaussure, silence. Elle s'apprêtait à se relever quand Ayano la tacla brusquement au sol maladroitement à cause de son état, mais ça n'allait pas l'arrêter. D'une virulente rage, Ayano se mit à exulter sa haine à travers sa voix en un hurlement impitoyable alors qu'elle s'acharnait à enfoncer ses ongles pointus dans les orbites de la délinquante et d'en retirer les yeux. Les deux autres délinquantes se retournèrent immédiatement en entendant le cri strident derrière elles. Les deux s'écarquillèrent d'effroi en voyant leur camarade en difficulté s'être vu arraché et mettre en lambeaux ses yeux par Ayano. Les délinquantes étaient figées sur place, elles n'avaient jamais tant de violence ailleurs que dans les séries télé, la vision de ces orbites en charpie sur le sol leur donnait la gerbe. Elles n'osèrent pas intervenir, sachant pertinemment qu'il était déjà trop tard pour sauver leur camarade.

    "Nous sommes les prochaines!" s'exclama l'une d'elle en prépara sa batte.

    "N-Nous ne flancherons pas aussi facilement qu'elle!" ajouta l'autre encore choquée par la scène.

    Ayano se releva tremblante en laissant le corps agité de la fille. La puissant rayon lunaire semblait faire briller le menaçante silhouette d'Ayano qui ressortait face dans l'obscurité dans laquelle elle se confondait. Elle s'approchait des délinquantes d'un large regard sinistre, elle était allée trop loin et ne pouvait plus reculer à présent.

    "Héhé....Vous pensiez vraiment que je perdrai en sachant que vous avez mon Senpai!?" Ayano se projeta sur la délinquante devant elle en la frappa à la gorge. La délinquante toussa et tomba à l'impact, Ayano se plaça à califourchon sur elle et laissa ses mains s'enrouler autour du cou de sa victime pour l'étrangler.

    La délinquante tenta des coups de pieds et se débattait sous la forte prise d'Ayano, elle pouvait sentir sa gorge se compresser sous la pression exercée et son cœur ralentir. Elle pouvait voir Ayano qui la toisait avec le plus large sourire en plus d'une paire d'yeux dilatés. Avant qu'Ayano ne finisse, l'autre délinquante la jeta violemment loin de la victime. Ayano trébucha sur le sol mais elle se ressaisit rapidement et se releva, sans jamais laisser son large sourire s'évanouir. Elle se retourna pour faire face à celle qui venait de la pousser.

    "Il est temps que je relève un défi..." lança Ayano d'une faible voix grinçante en faisant craquer ses doigts et essuya la fine ligne de sang au coin de ses lèvres.

    "Tu ferais mieux de te regarder connasse, t'es en infériorité numérique ici." Grogna la délinquante en aidant sa camarade qui peinait à reprendre son souffle.

    "Le nombre n'a pas d'importance pour moi." affirma-t-elle en inclinant sa tête en gardant son sourire. "Néanmoins...j'aurai souhaité qu'il y ait plus des vôtres à l'instant pour que je puisse repeindre la totalité de l'endroit avec votre sang."

    "Tch..." La délinquante serra sa batte fermement, ses mains étaient moites mais si elle pouvait seulement se rapprocher d'Ayano pour qu'elle puisse lui asséner un coup, tout serait terminé. Elle jeta un bref coup d’œil à la délinquante étranglée presque à mort et les deux s'échangèrent un regard pour leur plan secret. Pour achever Ayano, elles devaient l’assommer.

    Les délinquantes se mirent en position de combat la peur dans l'âme et l'égo mit de côté. Ayano s'accroupit pour prendre la batte de la délinquante restée au sol. Elle se releva ensuite arme en main, et dévisagea les délinquantes d'un air malicieux.

    Ayano ne s'était jamais sentie plus vivante qu'à cet instant.

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    C'était comme si tout le restaurant s'était tu, le moment était bref, l'action était scandaleuse et le temps semblait s'être arrêté.

    Les yeux de Budo s'écarquillèrent sous le choc en sentant les lèvres de Mina Rai contre les siennes, il sentait son cœur s'emballer et ses mains lui donnaient l'impression qu'elle étaient en feu. Il mit fin rapidement au baiser et toisa Mina dans la confusion la plus totale.

    "...Qu-Qu'est-ce qui ne va pas..?" demanda doucement Mina, son visage était rouge et ses yeux marrons semblaient scintiller sous la lumière.

    "T-Tu m'as embrassé...?" dit Budo en clignant des yeux par deux fois, il toucha ses lèvres de son index. "Pourquoi...?"

    "Je t'aime, Budo-kun..." continua timidement Mina. "Je t'ai toujours aimé."

    "M-Mina..." Budo sentit son visage chauffer devant la confession de Mina. Mina l'avait aimé tout ce temps et il ne l'avait jamais remarqué.

    "...Est-ce réciproque..?"

    Budo resta silencieux, il se demandait en début de semaine quelle aurait été sa réponse, peut-être aurait-il dit oui, peut-être aurait-il dit non, il ne connaîtra jamais la réponse.

    "Je...." Budo avala sa salive en regardant Mina pendant qu'elle le fixait intensément en retour. "Je t'apprécie....comme une amie.." Dit Budo hésitant, il ne savait plus quoi dire, il l'avait toujours perçue comme une amie et rien de plus mais il ne voulait pas la blesser.

    ".....Comme une ...amie..." l'expression générale de Mina semblait s'être assombrie à cette réponse et la brillance de ses yeux faiblissait, s'était la dernière chose que Budo voulait.

    "Oui...Je suis désolé, Mina..."

    "....Pourquoi....Pourquoi ne veux-tu pas de moi comme petite-amie...?" Ses poings se serrèrent et son corps semblait tremblait, c'était les symptômes caractéristiques du cœur brisé.

    "Mina..."

    "Donne-moi une chance...Je ferai tout, je changerai tout-"

    "Mina, je t'en prie, je ne veux pas que tu changes quoi que ce soit-"

    "L-LAISSE-MOI ÊTRE AVEC TOI!" Cria Mina de toute la force de sa voix en se levant de son siège, la totalité du restaurant redevint silencieux et tous les yeux des clients étaient rivés vers eux.

    Budo était sans voix, il ne savait pas quoi dire à part lui dire qu'il l'aimait, mais pas de la même façon.

    "Mina je...."

    "Je t'en supplie....laisse-moi juste une chance..." dit-elle en se penchant vers lui pour un autre baiser, elle ne pouvait pas le perdre, c'était celui qui la faisait sourire, celui qui provoquait des papillons dans son ventre et plus que tout, celui qui lui donnait de la volonté. Elle voulait qu'il devienne une partie de sa vie.

    "Mina, arrête!" Budo la repoussa, ce qui la fit se rasseoir sur sa chaise. Elle le regardait surprise tandis qu'il lui rendait un regard sévère.

    "Budo...!?"

    "S'il te plaît...ne force pas les choses...Je...je ne peux pas te rendre tes sentiments...Je suis navré de gâcher cette sortie...." Budo se leva de son siège, il avait blessé Mina et sûrement leur amitié avec.

    "Budo-kun, attends-"

    La sonnerie de la porte du restaurant résonna quand elle s'ouvrit hâtivement. Budo se tourna et vit Saki Miyu encore dans son uniforme scolaire ses cheveux cyans emmêlés et ébouriffés. Elle respirait fort, les mains sur les genoux comme si elle venait de se faire un marathon. Une fois avoir repris son souffle, elle posa son regard sur Budo.

    "Masuta-kun!" Elle courut jusqu'à la table en ignorant le regard des clients qui assistaient à la scène alors qu'elle se jeta dans les bras de Budo après avoir perdu l'énergie de sa course.

    "Saki-san!"

    "Imbécile, Ayano a disparu et tu raccroches une fois que je te l'ai dit!?" lança Saki en hurlant presque au travers de ses larmes. Elle était sincèrement inquiète pour Ayano et elle supposait que c'était la même chose pour lui.

    "E-Elle n'a toujours pas été retrouvée!?" s'inquiéta Budo les yeux écarquillés de stupeur.

    "NON!" continua Saki en aspirant plus d'air. "Dieu merci je t'ai retrouvé ici, tu dois la.....tu dois." Saki manquait d'air, elle sentait sa gorge s'assécher à mesure qu'elle s'efforçait de parler.

    "Saki, je t'en prie assis-toi" Budo aida Saki à s'installer sur une chaise et lui offrit un peu de son pocari.

    Au lieu de boire, elle plongea immédiatement sa main de sa poche pour en sortir une lettre froissée et la tendit au Chef du Club d'Arts Martiaux.

    "Une lettre..." Budo en parcourut chaque mot avant de voir la dernière phrase de la lettre.

    "Nous avons ton Senpai, vient seule ou tu sais ce qui se passera."

    "Ayano.....elle a dû....ces salopards de délinquants...." jura Budo la mine sombre en plaquant le document sur la table, la faisant trembler violemment.

    "Masuta-kun...?" Le propriétaire de l'enseigne remarqua la détresse de Budo l'approcha avec inquiétude.

    "....Mr.Sakimoto...pouvez-vous s'il vous plaît laisser mon amie se reposer dans l'arrière-boutique, vous avez toujours ce lit pas vrai...?"

    "Bien sûr....est-ce que tout va bien Masuta-kun...les clients nous observent.."

    "Aishi-san...a encore des ennuis." Budo ajusta la veste qu'il portait et s'éloigna de la table.

    "Attends, Budo-kun je viens avec toi!" s'exclama Mina en se levant de son siège.

    "Non, tu restes ici avec Saki, je ne permettrai pas que quelqu'un qui m'est cher soit blessé!"

    "B-Budo, ne fait pas l'idiot! Peu importe dans quoi tu te lances, ça a l'air vraiment dangereux, tu vas avoir besoin d'aide!" poursuivit Mina en se recomposant. "Je ne te laisserai pas y aller seul-"

    Avant qu'elle n'eusse fini, Budo la prit par les épaules et l'épingla sur sa chaise. Mina était prise au dépourvu maintenant le dos et la tête adossé à son dossier de chaise.

    "B-Budo!?" Mina rougit pendant que Budo se tenait au-dessus d'elle, son regard étaient froid et sévère, Elle se sentait absorbée par ces yeux délinquants.

    "S'il te plaît Mina, je dois gérer ça par moi-même..." affirma Budo d'une voix calme. "Si quelque chose de mal devait m'arriver, fait survivre le club."

    "Ne dit pas une chose pareille, laisse-moi t'aider, je peux me battre, je peux les raisonner" plaida Mina.

    "Tu dois rester ici et veiller sur Saki-san." Dit fermement Budo d'un air déterminé. "Je dois sauver Ayano."

    "Ayano......tu t'inquiètes sincèrement pour elle, pas vrai..." ajouta Mina en détourna son regard de celui si intense de Budo.

    "Oui, elle est vraiment spéciale pour moi..."

    "....Tu l'aimes...?"

    "...Je suis son seul ami..." répondit Budo en dévient le regard, il ne savait pas quoi dire de plus, était-il vraiment possible qu'il ressente quelque chose de plus pour Ayano?

    "....Tu devrais y aller alors..." fini gentiment Mina ses mains contre son cœur en l'éloignant d'elle.

    "Mina..." la mine de Budo s'adoucit devant les mots de Mina, elle l'encourageait à y aller. Il recula et se leva de son siège.

    "Tu ferais mieux de revenir en forme, je suis toujours impatiente d'apprendre le coup du lapin." Mina lui sourit légèrement.

    Budo lui rendit son sourire et hocha la tête, il savait ce qu'il avait à faire, il courut hors du restaurant en laissant ses amies derrière lui. Jusqu'à ce moment-même, la fille seule avec laquelle il pouvait se voir n'était autre qu'Ayano, Ayano était vraiment spéciale pour lui et il ne pouvait se l'expliquer mais il désirait sa présence comme un moustique chasse pour du sang. Il avait besoin d'elle.

    Mina toisait la porte que Budo venait juste d'emprunter. Ses mains tremblaient toujours et elle sentait son cœur immédiatement se calmer. "C'est...C'est exactement comme les choses sont supposées être...." dit Mina en souriant tristement.

    "Mina...." dit faiblement Saki, Saki ne savait vraiment pas quoi dire, elle vous la réconforter mais elle ne pouvait plus bouger.

    "Nous n'aurions jamais dû sortir de toute façon....n'est-ce pas...hé.....hé...." Mina couvrit ses yeux de ses mains.

    Ça fait mal.

    Ça fait tellement mal.

    "Pourquoi...ne veux-tu....pas de moi...?" souffla Mina en pleurant dans ses mains.

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    Ayano jeta un corps inerte de délinquante sur la pile que formait les deux autres. Elle reprit son souffle en regardant gravement au pitoyable désordre devant elle, elles l'avaient peut-être ralenti mais c'étaient elles qui avaient subi la lame du couteau au final. Couverte de sang et sa main cassée s'agitant violemment, elle leva les yeux vers le ciel étoilé et sourit à cette vue. Une ardente lune rousse était déployée dans le ciel nocturne, une magnifique et rare éclipse lunaire provoquée par la Terre faisant de l'ombre à une pleine lune.

    "Il est temps d'en finir."

    Ayano se détourna de la lune de sang et s'engouffra dans le lycée non-éclairé en trainant la batte de ses victimes derrière elle. Elles allaient regretter d'avoir impliqué Taro là-dedans, elle allait s'en assurer. Ayano fit furtivement sa route dans l'établissement, elle devait se soigner d'abord, sinon elle serait incapable de sauver Taro. Ayano trouva lentement le chemin de l'infirmerie pour récupérer quelques fournitures médicales. Elle s'accroupit et marcha prudemment, laissant l'obscurité la protéger de toute paire d'yeux indésirée. Si elle se faisait prendre, elle aurait à se battre pour s'échapper, ce qui était la dernière chose qu'elle désirait à cet instant. Le corps d'Ayano souffrait jusqu'à l'os, elle avait poussé le combat contre les trois délinquante à ses limites et se maudissait à présent de ne pas avoir rejoins le Club d'Arts Martiaux.

    "Masuta-kun..." Les yeux d'Ayano s'écarquillèrent quand elle s'entendit prononcer inconsciemment le nom de Budo. Ce n'était pas le moment de penser à cet imbécile, elle devait soigner ses blessures. Ayano s'arrêta en entendant des bruits de pas dans le couloir, elle se réfugia dans la pénombre tandis que les délinquantes traversaient, heureusement elles n'ont pas pu détecter sa présence. Cependant, les deux délinquantes s'arrêtaient dans le milieu de l'allée à même pas un pas d'elle. Le duo de filles avaient des queues de cheval assorties avec différentes couleurs de mèches dans leurs cheveux bleus nuit indiquant qu'elles étaient jumelles.

    "Je ne peux pas croire qu'on ait toujours pas retrouvé ce type." murmura l'une d'elles, celle-ci avait des mèches dorées dans ses cheveux alors que sa sœur en d'un orange flamboyant.

    "La patience est une vertu sœurette, nous avons l'avantage numérique, nous finirons bien par le trouver."

    "Nous n'avons pas de temps à perdre avec ta putain de patience, dès que le soleil sera levé, on sera foutus."

    ".....Hmm.. ça me rappelle, y'a la lune rousse ce soir, j'espère que nous pourrons voir-"

    "Tu te fous de ma gueule-là, tu t'inquiètes plus de la lune rousse que d'aller en taule!?"

    "Non, j'ai juste hâte de voir ça, c'est tout."

    "...Tu es tellement bornée...écoute, après en avoir fini avec tout ce bordel, nous la regarderons depuis la fenêtre de notre chambre." Dit gentiment la délinquante aux mèches dorées à sa jumelle.

    "Compris, frangine." la délinquante aux mèches oranges sourit en remarquant le bon côté de sa jumelle apparaître.

    "Putain, je vois que dalle."

    "Utilise la lumière de ton tel, idiote."

    "Mon portable est complètement H.S., laisse-moi utiliser le tiens."

    "D'accord."

    Ayano pouvait entendre la délinquante mettre la main dans sa poche de jupe pour récupérer son portable. Si elles utilisaient la lumière de ce téléphone, elle serait piégée, si elle cherchait à s'enfuir, elles percevraient ses bruits de pas à cette distance.

    "Le voilà." La délinquante aux mèches oranges déverrouilla son portable Saikou en tapant son code puis alluma l'option lampe-torche de l'appareil. "Voilà qui est-" Aussitôt que la lumière fut, la délinquante put voir une Ayano ensanglantée se tenant juste derrière sa sœur inconsciente de la menace, elle se figea sur place.

    "...Hey...Qu'est-ce qui y-" Avant que la délinquante aux mèches dorées est pu interroger l'air choqué de sa jumelle, elle sentit des doigts entourer son cou qui d'un coup tourna en un crac anormal. La délinquante tomba sur le sol morte face à sa sœur.

    "S-Sœurette!?" La délinquante aux mèches oranges posa son regard sur sa sœur jumelle avec surprise et horreur. Sans lui laisser le temps de crier, Ayano la plaqua au sol et lui couvrit la bouche. Elle prépara ensuite la batte pour lui asséner un coup à la gorge, ce qui brisa aussi sa nuque que la batte. Les yeux dorées de la délinquante étaient rentrés dans son crâne.

    Ayano se redressa et regarda les jumelles avec compassion. "C'est dommage que vous n'ayez pas pu la voir, c'était époustouflant." dit Ayano en se rappelant de la majestueuse lune de sang. Elle emporta le corps des jumelles pour les cacher dans l'une des salles environnantes et y jeta prudemment la batte cassée. Il ne s'agissait plus que d'une question de temps avant que leurs camarades ne les retrouvent, elle devait bouger au plus vite.

    Ayano quitta la salle de classe et rejoins le couloir sombre, s'accroupit de nouveau et continua sa route vers l'infirmerie. Une fois devant la porte, elle jeta un œil autour d'elle pour détecter la moindre délinquante et se redressa doucement dans une position plus confortable. Elle attrapa la poignée de porte froide et essaya de l'ouvrir mais elle était verrouillée.

    "Merde." souffla Ayano, elle avait besoin de la clé qui se trouvait sûrement dans une autre salle fermée à double-tour. Ayano réfléchit un instant à d'autres moyens d'accéder à l'infirmerie mais rien ne lui vint en tête. Peut-être que l'une des jumelles portait une épingle à cheveux mais elle ne voulait pas prendre le risque de revenir sur ses pas, elle devait absolument avancer. Soudain, une idée lui traversa l'esprit.

    "La clé principale...." Ayano se rappela la fois où Kokona avait perdu les clés du club de cuisine, elle et tous les membres ont dû se rendre dans le bureau de la principale et la principale leur ouvrait la porte avec la clé principale. Ayano devait se procurer ce passe-partout.

    Ayano s'agenouilla et se mit en route vers le bureau de la principale. Elle rampait au sol en tentant de calmer son souffle puissant. C'était si calme, on pouvait sûrement entendre une épingle tomber dans une autre salle. Ayano ne l'avait remarqué mais elle tremblait à cause du froid, elle ne portait que sa robe d'hôpital qui ne l'aidait pas à se réchauffer à cause de sa faible épaisseur, elle sentait aussi bien le froid engourdir ses mains que ses pieds. L'infirmerie devait avoir des couvertures, elle en prendra une pour s'y envelopper elle et Senpai une fois qu'elle l'aura retrouvé. Quand elle atteignit le bureau de la principale, elle put constater que les portes étaient fermées, avant qu'elle n'ait pu toucher la poignée elle entendit des voix provenant de la pièce. Ayano rapatria sa main et se pencha doucement jusqu'à poser son oreille sur la porte, les délinquantes faisaient une réunion là-dedans.

    "Après nous.....occuperons...de...puis nous devrons prévenir..." Les voix étaient trop étouffées pour elle pour en comprendre le véritable dialogue.

    "Au cas....cherchez..le toit...et les couloirs." Les voix restaient encore incomplètes et incompréhensibles. Ayano s'éloigna de la porte, la seule chose qu'elle a comprise était qu'elles allaient fouiller le toit et les couloirs, et sûrement dans peu de temps. Il n'y avait pas moyen qu'elle puisse récupérer la clé principale tant qu'elles étaient confinées dans la salle. Elle devait patienter, d'autant qu'elle détestait ça.

    Une vague d'air frais passa le long de l'échine d'Ayano, son corps lui rappelant qu'elle gelait dans ce lycée plongé dans l'obscurité. Ayano marmonna dans sa barbe et rassembla ses mains ensemble pour les réchauffer. Mais c'était inefficace car sa main blessée la faisait souffrir.

    Soudainement, Ayano entendit des bruits de pas venant du couloir où elle se trouvait, elle alla se placer en quatrième vitesse dans un coin en observant les escaliers. A pas de loups, Ayano monta les marches pour éviter d'être surprise. Heureusement, le deuxième était plus chaud que le premier même si c'était insignifiant.

    "Bordel, je ne vais pas aller bien loin comme ça...J'aurai dû prendre ma couverture à l'hôpital.."Murmura Ayano pour elle-même. Mais à cet moment-là, elle était trop concentrée sur rejoindre Taro que le froid ne la dérangeait pas. Ayano erra un peu dans les couloirs du deuxième étage en se força à écouter le son des portes du bureau de la principale. Brusquement, elle s'arrêta en apercevant la salle du club d'Arts Martiaux, les portes coulissantes étaient grandes ouvertes. Par curiosité, Ayano entra et regarda la pièce sombre.

    "C'est donc le club qu'il voulait que je rejoigne.." dit Ayano en examinant l'intérieur, il y avait une cabine pour se changer et une pile de tapis dans le coin de la salle. Les yeux d'Ayano s'attardèrent sur l'uniforme du club d'Arts Martiaux pendu sur la cabine. Ayano s'en approcha et décrocha T-shirt, elle écarta la longue manche et vit que l'habit appartenait à un étudiant masculin puis remarqua un bandeau rouge enroulé autour de l'une des manches.

    "C'est à..." Ayano releva à qui appartenait l'uniforme grogna. "Nn..Je ne peux pas croire que je suis désespérée à ce point pour un peu de chaleur." Ayano enfila la tenue de combat de Budo par-dessus la robe d'hôpital. Elle nageait un peu dans le vêtement mais il couvrait parfaitement ses bras et ses cuisses. Elle s’enlaça elle-même en tentant de transmettre de chaleur en elle et elle fut instantanément enveloppée de l'odeur de Budo.

    "Mince...mince.." grogna Ayano avec l'odeur masculine de sueur sur elle, Senpai allait sûrement le remarquer.

    CLIC

    Soudainement, Ayano entendit un claquement étouffé venant de l'étage inférieur, c'était le moment de prendre le passe-partout. A pas de loups, Ayano quitta la salle du club et alla vers les marches, et s'arrêta pour écouter les tout type de bruits de pas. Là, Ayano pu entendre la voix des délinquantes en bas des marches.

    "Pourquoi y'a des empreintes sanglantes ici!?"

    "De quoi tu parl- oh mon dieu!"

    "Oh...no...." murmura Ayano en jeta un coup d’œil à ses pieds. Bien sûr qu'ils étaient couverts de sang.

    "Hey, elles mènent par ici!" lâcha l'une des délinquantes, Ayano pouvait entendre les pas précipités qui venaient vers elle. Si elle tentait d'atteindre l'étage du dessus, elle ne pourrait pas aller si loin sans être vue. Elle devait se battre, quand Ayano fut aussi bien physiquement et mentalement préparée au combat elle perçut une autre voix.

    "Hé, vous deux arrêtez de perdre votre temps et trouver le gars!" Ayano pu vaguement associer cette voix à celle de la délinquante aux mèches bleues.

    "Mais y'a-"

    "N'ai-je pas été assez clair, peu importe de quoi il s'agit ça peu attendre, trouvez-moi ce type!"

    "Tss...peu importe...peut-être les filles qui trainaient le corps d'Aishi ont eu un souci avec le sang et sont montées jusqu'ici."

    "Oui, c'est sûrement ça."

    Ayano put entendre les bruits de pas s'éloigner d'elle, elle scruta la scène et vit la délinquante aux mèches bleues sortir de la salle et suivre le mouvement. Ayano essuya rapidement le sang sur ses pieds avec les manches, comme ça, elle ne laissera plus de trace derrière elle. C'était ça chance mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir l'impression d'être observée maintenant, peut-être psychotait-elle face à tout le trajet qu'elle devait effectuer agenouillée. Aussitôt que les délinquantes passèrent le coin, Ayano se rua jusqu'à la porte en ignorant ce sentiment. Ayano attrapa la poignée glacée et l'ouvrit prudemment. Ayano jeta un œil à l'intérieur, la pièce était inoccupée et éteinte pour son plus grand bonheur. Elle entra sans plus attendre dans la salle et referma derrière elle. Le bureau de la principale était grand et bien garni, il y avait des étagères remplies de livres et d'autres meubles dans chaque coin de la pièce, au centre se trouvait une table et des chaises placées sur un tapis rouge et cernée d'une ligne blanche tandis que le bureau se trouvait au fond de la salle.

    "Alors, où est cette clé...?"

    Ayano s'avança vers le bureau et se mit à fouiller les tiroirs à la recherche de la moindre trace de la clé principale. Les quelques premiers tiroirs ne contenaient que des feuilles et des dossier, rien d'intéressant. Ayano se pencha du côté des autres tiroirs sur sa droite et les fouilla.

    "Faites que tu sois là....." Le premier tiroir qu'elle ouvrit ne contient rien d'autre que plus de documents. Elle le referma et jeta un œil au deuxième, celui-ci ne contenait que des stylos et des bloc-notes rangés avec des objets divers. Le bras d'Ayano alla chercher le dernier tiroir. Quelque chose brillait là-dedans, c'était la clé principale.

    "Yes!" Ayano s'empara de l'objet et referma le tiroir, elle se releva d'un coup quand elle entendit la poignée de la porte tourner. Par réflexe, Ayano se planqua sous le bureau en un rien de temps. Les lampes s'allumèrent et quelqu'un s'avança dans la pièce, l'individu devait observer la salle un moment immobile avant de se rapprocher du bureau, Ayano retint son souffle en devinant que qui que cela pouvait être, il savait qu'elle se trouvait là.

    "Tu vas avoir besoin de ça..." dit une voix en déposant quelque chose sur le bureau. Ayano resta silencieuse, sous le choc, et n'osa pas bouger de sa planque pour se risquer à regarde dès à présent. Finalement, l'individu éteignit les lumières et referma la porte, replongeant la salle dans sa muette obscurité.

    Lentement, Ayano sortit de sa cachette et jeta un coup d’œil furtif à ce qui avait été posé sur le bureau.

    "......." Ayano prit le scintillant couteau et l'observa. "Hé...je n'ai pas besoin de ta charité Info-chan..." sourit Ayano en cacha l'arme dans son T-shirt. "Bien que cela te ressemble beaucoup, j'ai encore des questions qui méritent réponses.

    Ayano se remit sur pied et se rendit près de la porte. Donc la psychose qu'elle ressentait venait en fait d'Info-chan qui l'observait tout ce temps.

    Ayano entre-baya la porte pour pouvoir y passer sa tête et vérifier qu'il n'y avait personne dans les couloirs alentours. R.A.S. Ayano sortit rapidement et pressa le pas vers l'infirmerie. Elle avait perdu tant de temps, elle devait se soigner et retrouver Taro.

    "Je t'en prie Taro attends-moi, je serai là, je le jure!" se dit-elle en un murmure en priant pour que peu importe où se trouvait Taro il était en sécurité. Ayano repéra l'infirmerie et se rendit sans attendre à la porte. Elle sortit la clé principale et l'inséra dans la serrure. En un clic, la porte s'ouvrit et Ayano s'y engouffra vivement en refermant la porte derrière elle. Elle s'adossa à la porte et souffla. Enfin, elle l'avait fait, elle regarda la salle de haut en bas pour s'assurer d'être dans la bonne pièce, et elle y était.

    Tout comme le bureau de la principale, l'infirmerie était éteinte et remplie de tables, de chaises, et de lits minimalistes pour les élèves malades qui doivent s'allonger. Le bureau de l'infirmière se trouvait dans un coin au fond à droite avec diverses équipements médicaux et des étagères contenant une petite variété de médicaments. Ayano aperçut une lampe posée sur le bureau et s'en approcha. Elle avait besoin de lumière pour se soigner correctement et allumer la totalité de la pièce était trop risqué. Elle appuya sur l'interrupteur de la lampe et la légère lueur orangée illumina une petite zone autour d'elle.

    "Pitié, ne me faites pas de mal!"

    Ayano sursauta en entendant la voix, elle se retourna pour voir quelqu'un caché dans un coin de l'autre côté de la pièce, la clé de l'infirmerie en main.

    C'était Taro.


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