•      Par un temps de printemps, au-delà des vagues, s'écoule dans mon âme un matin qui s'évade. La brise fraîche de l'aurore, dans les rues endormies laisse place à l'or dont je rêve la nuit. Douce lueur qui écume l'horizon, éveille la rose de mon cœur qui s'illumine à son tour. Dans mon livre se conte un flot d'idées vagues, dont la clarté subjugue même ton phare. Le reflet de ce jour, au creux de la mer qui déferle sa rage, une fois de plus, m'éblouis une fois de plus. En contraste de cette vision, la paisible nuisance obscure de l'autre côté, rien ne m'oblige à y porter quelque attention, cependant... Le ténébreux siège où règne ton tuer meurtrie cette vue réjouissante. La ville, assombrie par les usines, les voitures, et autres conséquences néfastes de l'humanité sur ta beauté, affectent mon cœur au point de le mettre en peine.

         La lune, ta sœur, se doit de faire le poids. Elle aussi, tout comme moi, exige ta lumière pour être perçu par le monde. Astre qui s'évanouit la nuit, ou s'épanouit le jour selon l'heure! Être qui ensoleille nos vies, et nous ravit de sa splendeur! A la lumière de cette rêverie, ô mon Soleil, oui je t'en prie, faites que tu me protèges, moi aussi! Tu as beau être menacé, tu nous chériras encore, alors que ta fin provoquera à tous, notre mort. A jamais, je le sais, tu animeras mon âme, et je te le dois, ma douce, ma tendre, ma chère flamme.

         A toi, mon Soleil, qui guide mes pas. A toi, mon Soleil, qui mène la voie.


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique