•  

    Prologue :

     

    "Hmm...... suis-je...? Que... Ah, je me sens si... vide. Pourquoi suis-je ici...? Et surtout... Qui suis-je...? ... Cet endroit... c'est..."; Perdue, déboussolée, et en proie à l'incompréhension, une jeune fille se réveilla, allongée sur la roche froide d'une petite grotte, avec le sentiment de ne rien reconnaître... Pas même elle-même. Obscur lieu où s'illuminait quelques écritures dans une langue qui lui était inconnue, ou du moins, s'était ce qu'elle pensait. Se redressant lentement, partiellement assommée par l'impression pesante d'avoir dormit durant des siècles, la demoiselle observait autour d'elle le moindre détail. Ainsi, elle regardait la roche sombre, tâtait de ses pieds nus le sol glacial, et dans un frisson, fit l'effort d'avancer jusqu'à la paroi aux étranges écritures bleuâtres. Qu'est-ce que cela pouvait bien raconter ? Elle avait la vague impression de l'avoir su, il y a fort longtemps. Savait-elle au moins ce qui avait pu lui arriver...? Restant un moment à contempler les symboles intraduisibles, elle se décida finalement à sortir de la pièce, guidée par une faible lueur. Elle supposa que celle-ci devait indiquer la lumière extérieure, mais quelle fut sa surprise en trouvant un endroit désert, grisâtre, et sans soleil ! Seuls les nuages parcouraient le ciel, et leurs variantes ténébreuses n'étaient pas des plus rassurantes. Jetant un œil un peu plus attentif aux alentours, elle s'aperçut qu'elle se trouvait quelque part, en pleine forêt, et qu'un long chemin sinueux et peu engageant se dessinait devant elle. Repoussée à l'idée de s'y aventurer de suite, la jeune fille préféra d'abord rester un moment, et se jauger elle-même. Elle pensa:"Suis-je même capable de me débrouiller...? Et mon corps, dans quel état est-il...?";

    S'examinant sous toutes les coutures, la demoiselle se rendit bien vite compte de l'état dans lequel elle se trouvait. Ne portant rien de plus qu'un vêtement déchiré au niveau des genoux pour lui servir de pantalon, et étant en partie recouverte de bandages aux bras, aux jambes, et au torse, elle sentait le froid caresser sa peau de son doux baiser, et la faire trembler imperceptiblement. Ses longs cheveux blonds, d'une allure plutôt sales, très peu entretenus, et fourchus au niveau des pointes, se laissaient porter par ce vent léger, ainsi que le bout des bandelettes qui le pouvaient. L'heure était au crépuscule, et le ciel grisâtre commençait à se mêler à l'orange. Les teintes brumeuses flottaient devant elle, et cette sensation de gèle la prit d'un coup. Ses joues se mirent à se contracter, et deux fentes sur celles-ci la faisaient souffrir en silence. Elle passa un doigt sur sa joue droite là où elle sentait la brûlure, et perçut cette fine coupure qui lui fendait sa peau pâle et fraîche. Inquiète, elle fit de même pour son autre joue, et fit le même constat. Inconsciemment, elle commença à jurer en silence, et pensa:"...Mais comment ? Comment me suis-je fait ça ? Et pourquoi surtout ! Je..."; Puis, réalisant que le temps la pressait un peu, elle se mit à marcher, sans le vouloir vraiment. "Qu'est-ce que je fais...? Qu'est-ce que je risque à faire ça...? Et s'il m'arrivait malheur ? Enfin... il ne faut pas partir perdante après tout. Commençons déjà par trouver un endroit où passer la nuit à l'abri du vent, à ce rythme, je ne tiendrai pas d'ici demain..."; Ainsi, la jeune fille se mit en quête d'un lieu pour dormir, sans être dérangée, ni par le temps, ni par personne. Au sein de cette lugubre forêt, nombre d'animaux dangereux pouvaient se cacher. Pourtant, elle ne ressentait aucune crainte, plus aucun doute là-dessus. Elle avait un but, un premier objectif: elle voulait savoir. Pas même un Dieu n'aurait pu l'arrêter dans son élan à ce stade. Et puis, pourquoi faire ?

    S'avançant plus profondément dans la forêt aux allures cauchemardesques, elle n'entendait que le bruit régulier de ses pas, marchant tantôt sur les feuillages d'automne, tantôt sur les branchages secs qui parsemait la route terreuse, tantôt sur le sol humide et boueux. N'ayant pas forcément le choix d'y poser les pieds, ces derniers la ralentissaient, la frigorifiaient, et l'handicapaient plus qu'ils ne l'aidaient. En effet, cette terre froide, et gorgée d'eau, à cause des températures qui ne tarderaient pas à atteindre le zéro, se cristallisaient directement sur elle, l'engourdissant encore un peu plus qu'elle ne l'était déjà. Sans refuge, sans vêtements secs, et déjà bien amochée, elle n'avait d'autres choix que d'avancer. Si elle s'arrêtait, elle serait perdue, aussi bien physiquement que fatalement. Peut-être les créatures qui peuplaient ces bois l'aideraient ? A moins qu'ils ne la dévoreraient ? Que savait-elle vraiment de ce monde ? C'était déjà un miracle qu'elle soit en vie ! Amnésique, blessée, à la recherche d'un logis, mais bien en vie ! et c'était ça, le plus important. Elle ne pouvait pas mourir maintenant, trop de questions étaient en suspens, et traversaient son esprit sans relâche. Cela faisait à présent une heure qu'elle suivait ce sentier. Sans savoir où elle se rendait, mais malgré ça, elle continuait. Puis, quand une voix qui semblait si lointaine, si irréelle, l'interpella, elle crut être devenue folle. "Toi... Eh, toi. Jeune fille des bois ! Regarde-moi, je suis là!"; Cherchant désespérément d'où cela provenait, la demoiselle regarda autour d'elle, sans lever le nez plus haut que l'horizon de son regard affaiblit par la nuit. Dans un bruit, qui semblait être celui d'une aile, ou d'une cape, quelqu'un se précipita vers elle, dans une course mesurée. Les pentes jalonnant la route étaient risquées, et une glissade suffisait pour se retrouver nez à nez avec un arbre, ou un fossé.

    Son interlocuteur n'attendit pas qu'elle réagisse, et déposa sa longue veste noire sur les épaules de la jeune fille accablée par le froid, la fatigue et la faim qui commençaient sérieusement à se faire sentir. Il dit ensuite sur un ton calme, malgré son inquiétude palpable:"Ça va aller. Laisse-moi t'apporter  mon aide, tu sembles en avoir grand besoin. Regarde-toi... c'est à peine si tu tiens debout. Viens."; Ne lui laissant que le temps de hocher timidement la tête, l'inconnu la plaça sur son dos, et la transporta avec quelques difficultés un peu plus loin. Pendant le trajet, il ne dit pas un mot, trop concentré à regarder où il mettait les pieds afin de ne pas trébucher, et tentait consciencieusement de conserver un équilibre dans cette posture instable et désagréable pour lui. Se laissant bercer par la marche régulière du jeune homme, la jeune fille s'endormit tranquillement sur ses épaules, la tête posée contre la sienne. Et tandis que son esprit perdait de clarté, elle entendait d'autres bruits de pas de part et d'autre d'elle, beaucoup plus légers, plus effacés encore. Comme une garde rapprochée, une escorte silencieuse, et qui faisait en sorte de se faire oublier. Ne prêtant pas plus attention à cela, elle se trouvait déjà dans les bras de Morphée quand ils furent enfin arrivés. L'inconnu la fit entrer dans une cabane de bois, et l'allongea dans le lit à l'étage, pour la laisser dans son sommeil paisible, alors qu'il prenait soin d'elle. Des heures durant, il était là, à son chevet, à l'observer, à marmonner quelques mots, à espérer, et attendre patiemment que sa patiente se réveille. Et ce fut aux premières lueurs de l'aube qu'elle ouvrit enfin les yeux.

    A son réveil, elle ne reconnut rien à nouveau. Mais cette fois, elle ressentait une sensation de bien-être. Elle ne souffrait plus, et se souvint rapidement des heures d'avant. Ainsi, elle regarda autour d'elle, d'abord immobile, pour voir un toit de bois, une lumière chaleureuse éclairer la pièce de ses teintes rosées, et sentait le doux parfum qui flottait dans l'air lui ravir le palais. A qui appartenait-il ? Jamais elle n'eut sentit cette odeur avant... avant... Puis cette certitude se flouta, jusqu'à ne devenir qu'une hypothèse indéfendable à ses yeux. En tout cas, cela lui évoquait un sentiment familier, et lui donnait l'envie de rester ici pendant encore un moment, sans rien faire. Puis un bruit de patte qui tape le planché, son qu'elle ne connaissait que trop bien, pour des raisons obscures, la fit se relever d'un bond. Puis, se retournant vers une pièce pourtant vide à première vue, elle s'interrogea:"Hm...? J'aurais pourtant juré que... Non, j'ai dû rêver."; Jetant un œil à la chambre, elle s'assit en tailleur sur le lit, et s'aperçut que l'homme qui l'avait aidé hier était là, assit sur une chaise à côté du lit, la tête dans les bras, qui eux, étaient posés à quelques centimètres de là où elle se trouvait quelques instants avant. Il ne portait qu'une fine tenue de coton noir, ce qui le faisait ressembler à un membre de société secrète. Il déteignait complètement avec l'intérieur de ce qui semblait être sa propre maison. Mais après tout, à quoi bon juger un sauveur ? La jeune fille reprit la veste sur laquelle elle avait dormit, la plaça avec lenteur sur les épaules de l'inconnu. Sûrement à cause du bruit, du vent créé, ou de sa phase de sommeil, l'action le fit sortir de sa torpeur. Et dans un faible gémissement, se redressa, s'étira, et regarda la demoiselle d'un regard somnolent. Une fois qu'un éclair semblait avoir frappé son esprit, il semblait gêné, et incapable de parler le temps de quelques secondes. Puis la parole lui revint, et commença à converser avec sa protégée:"- B-Bonjour... Tu te sens mieux...?

    - Oui. Mais... Pourquoi m'as-tu aidée...?

    - Oh... Et bien je... enfin, c'est mon devoir, voilà tout.

    - Comment ça...ton devoir?

    - J-Je... je ne pense pas que tu comprennes... Il est encore bien trop tôt pour ça. Mais, tu dois avoir faim, non ? Viens, rejoins-moi à la cuisine dans quelques minutes, le temps que je te prépare quelque chose. Tu veux bien ?

    - Volontiers.";

    Le sourire qu'arborait le garçon paraissait étrange pour la jeune fille, et tandis qu'il sortit de la chambre en silence, elle le dévisagea avec une question en tête:"Comment ça...? D'où est-ce trop tôt ? Et puis, je...-". Soudain, une bébête poilu s'engouffra dans la pièce à la vitesse de l'éclair avant de lui bondir dessus sans prévenir. L'animal roux lui lécha frénétiquement la joue, et malgré sa faible corpulence, il avait réussi à la déséquilibrer. Trônant au-dessus d'elle, le renard au regard vif et plein de vie semblait vouloir jouer avec elle. Ses pattounes dansaient sur le lit, et dans leur course folle, déroutaient encore davantage la jeune fille:"Mais qu'est-ce que tu fais !?"; Puis, sans vraiment comprendre pourquoi, elle se mit à rire bêtement, et à prendre part au jeu proposé par l'animal. A peine quelques secondes après le début de la "partie", une sorte de serpent vert feuille, de petite taille, aux yeux démesurés, entra dans la chambre, et commença à faire la leçon au jeune renard à grands coups de:"Vipé, Vipélierre! Vipélierre!! Vi-Vi, Vipé!"; L'animal roux capitula complètement quand la créature mystérieuse sortit deux lianes de son col de lys avec un air menaçant. Quel étrange spectacle était-ce là ! La petite chose verte emmena ainsi le renard avec elle, et invita la demoiselle à la suivre par la même occasion, se qu'elle fit sans broncher. Descendant prudemment les marches étroites, elle se rendit à la cuisine, qui avait des airs de lieu fantastique, tellement tout ceci lui paraissait farfelu. Des peluches sur le haut des meubles, comme dans la chambre, des découpes décoratives du bois, faites de volutes et de ces même symboles étranges que ceux qu'elle avait vu dans la grotte le jour d'avant. Un endroit pour entreposer un chaudron, quelques belles plantes pour décorer les vases, fenêtres et murs, une table à peine suffisamment grande pour manger à plus de deux, et de nombreuses sculptures en bois disposées un peu partout dans les quelques vitrines visibles.

    Certains murs étaient également recouverts de peinture, peintures qui formaient des fresques féériques; quelques dragons, quelques autres créatures, et quelques humains, que je ne reconnus pas au premier abord, étaient mis en scène dans ces petits dessins. Alors que j'observais intensément cette œuvre qui me faisait écho, pour je ne savais trop quelle raison, le jeune homme me sortit de mes pensées:"- Je vois... Cela te rappelle quelque chose ?

    - C-comment ça...? Ça devrait ?

    - Sûrement... Étant donné que ces fresques sont de toi. Et... En fait. C'est pire que ça...

    - J-je... je ne suis pas sûre de bien tout saisir là...

    - Et pourtant. Cette maison, cette décoration, cette fantaisie, c'est la tienne.

    - Mais... comment ? Et dans ce cas là, qui es-tu ?

    - En voilà une bonne question... Mais est-ce vraiment raisonnable de te le dire maintenant...?

    - Quel était ton but en m'aidant ? Et pourquoi m'avoir amenée ici ? Que m'est-il arrivé ?

    - Trop de questions d'un coup... Tu sembles bien trop perdue pour l'instant, alors je vais te poser une question. Une simple question.

    - ... Je t'écoute.

    - Si tu devais découvrir un monde... voudrais-tu aller ?

    - Et pourquoi une telle question ? C'est absurde !

    - Réponds-moi, s'il te plaît. Du moins, juste . Et si tu n'en connais pas le nom, décrit moi l'endroit.

    - Et bien... Je ne suis pas du genre à aimer rester trop longtemps au même endroit... La routine, j'évite.

    - Donc, tu veux vivre des aventures, explorer, voyager, découvrir par toi-même, et...

    - Tu m'ôtes les mots de la bouche. Mais pourquoi cet air contrarié ?

    - Pour rien. Disons qu'il reste une chose... Quel serait ton but ?

    - Mon but ? Et bien... Sachant que je ne sais rien sur quoi que ce soit pour l'instant je...

    - C'est ce que tu crois... Mais tu renfermes bien des choses, plus ou moins belles, au fond de toi. Désirerais-tu t'en souvenir ?

    - Q-Quelles choses...? Et... comment le sais-tu ?

    - Je sais beaucoup de choses, mais ce n'est pas vraiment une chance. Disons que... c'est un devoir. Et donc, je dois savoir comment te guider au mieux. Alors, acceptes de coopérer, je t'en prie.

    - Croire un inconnu qui m'a sauvée du froid, et qui semble en savoir bien plus sur moi que moi-même, j'ai un peu de mal, j'avoue.

    - Alors... veux-tu aller ?

    - En fait, je m'en fiche du moment que je ne suis pas contrainte à vivre sous le joug de quelqu'un. Et même si mes devoirs me forcent à obéir à quelqu'un, je ne veux pas avoir à lui rendre de compte. Ce qu'il serait plus simple, c'est que je sois cette personne, à qui je devrai rendre des comptes, de manière à suivre mon aventure comme bon me semble ! Voilà. Ça te va, c'est bon ?

    - Tu ne devrais pas t'énerver pour ça... Bien. Maintenant que j'ai toutes les infos nécessaires, tu veux partir quand ?

    - Maintenant. Pourquoi attendre ?

    - ... Comme tu voudras... Mais, je vais juste te dire une chose. Tu reviendras un jour, sois-en assurée. Et même si tu oublies ce détail, n'oublies pas une simple chose: Moi, Vay, je garderai toujours un œil sur toi. Ne l'oublie jamais.";

    D'un coup, en une simple incantation, le jeune homme tendit la main vers moi d'un mouvement violent, et je fus transportée dans un monde qui me parut inconcevable. De la même manière que je me retrouvais quelques heures avant sur un socle de pierre dans une grotte bordée de forêt, c'était surprenant de voir à quel point c'était identique. Néanmoins, les symboles, cette fois-ci, n'étaient pas les mêmes. Ceux-là, je pouvais les lire:"Toi, qui t'es vu pousser des ailes. Va, vole parcourir ces terres, et découvre ce qu'elles recèlent, ce qu'elles te cachent, ce qui te lie à elles jusqu'à la fin de ton passage ici-bas. Suis ton cœur qui mène tes pas, et écoute ton destin. Ton passé ressurgira enfin, du fond des âges, du fond des âmes, du fond des abîmes des vies qui peuplent ce monde. Et ne te perds pas en chemin. Nous te souhaitons bon courage, tu en auras besoin."; Répétant les mêmes gestes, je me rendis enfin dehors, et constatais une très nette différence entre les deux mondes si similaires: le ciel était d'un bleu azur, et la forêt d'un vert printanier. J'avais peine à croire que cette téléportation avait pu être instantanée. Toujours dans le même accoutrement inapproprié pour ce monde, je me mis en route d'un pas assuré. "Peut-être cette fois pourrai-je obtenir les réponses que j'attends. Et... me changer, aussi...". J'avançais, sans vraiment savoir où je me rendais, traversant le sentier forestier fleuri et enchanteur. Combien de détails m'avaient ralentit ? Combien de choses m'avaient émerveillées, attirées, retenues un instant, le temps que je les observe d'un peu plus près le long du chemin ? Cela ne m'importais que peu. Au moins, j'arrivais finalement quelque part. Ce qui me parut être un petit village, peut-être de pêcheurs, mais sûrement d'humains. Que pourrai-je bien trouver là-bas ?

    A suivre...


    9 commentaires
  • Bonjour à tous!! Oui, ça faisait trèèèèès longtemps maintenant que je n'avais rédigé la suite, mais comme vous vous en doutez, la voilà enfin ;D!! Sur ce, on est partit^^! Let's go!

     

    Après sa course effrénée, Foxaly se trouvait à bout de souffle, ralentit par le sable sous ses pieds. Encore sous le coup de l'émotion, il s'en retourna sagement au camp et était complètement désemparé. Devait-il réveiller les créatures légendaires endormis près du feu, ou devait-il profiter de la nuit pour se reposer malgré l'anxiété qui le pesait ? Il se posa sur le sable frais, et en reprenant son souffle, il murmura en silence:"Mais qu'est-ce qui lui a pris... Et maintenant, que doit-on faire...? M'enfin, dormons, avec un peu de chance, elle reviendra bientôt. J'aviserai demain..."; Épuisé par la longue journée qu'il a dû subir, il ne résista pas plus longtemps au sommeil et s'endormit en quelques minutes. Salveedia, Saphrania et Draniolon étaient tout trois dans l'ignorance de la disparition de leur camarade, alors si elle ne revenait pas demain, que pourra-t-il bien dire pour la couvrir...? Déclarer les faits auprès d'eux, ou inventer une excuse...? Et Foxy qui ne pouvait pas le conseiller du fait de son absence... Il était perdu, et passa une nuit mouvementée. La lune laissa lentement place aux premières lueurs du jour, et replaçant la fraîcheur nocturne par la chaleur étouffante du désert de Lamézia. A peine le soleil levé que Draniolon se mit sur le qui-vive. Avant même de s'apercevoir de l'absence de son élue, il prit son envol afin de s'assurer que rien ne menaçait le camp. Survolant les environs, il s'éloignait de plusieurs centaines de mètres et guettait sur tout le périmètre qui clôturait le camp. Le dragon azur échauffait ses muscles et en profitait pour se réveiller en vol. Rien sur l'horizon. Il semblait qu'aucune menace ne les avait rejoins durant la nuit, et Draniolon sourit à la nouvelle.

    Encore à moitié assoupit, il choisit de se rendre au niveau du lac où les deux humains se sont rendus précédemment. Il se posa au plus près de l'eau et s'engouffra de tout son corps pas à pas dans l'eau encore glacée. Il profita de ce bain revigorant pour retrouver ses esprits et réfléchir:"Ha... Une bonne journée qui commence. Avec un peu de chance, nous rejoindrons Foxy d'ici quelques petites heures de route... Reste à savoir...comment elle va réagir à ma demande. Acceptera-t-elle encore une requête de ma part ? Ou devrai-je laisser Saphrania et Salveedia se charger de lui assigner la tâche que je lui ai toute désignée pour ce voyage ? Nous verrons. Déjà, allons faire le point avec les deux humains... Assurons-nous au moins qu'ils peuvent supporter le voyage dans ces régions peu clémentes..."; Draniolon ferma les yeux et plongea la moitié inférieur de sa tête dans l'eau. Cela faisait des lustres qu'il n'avait plus eut de moment pour lui, et profitait de ce moment de répit pour réparer cette bien trop longue absence. Il pensa d'ailleurs:"Dire qu'Adsis n'apprécie que les bains de lave... Tsss, il ne sait pas ce qu'il rate, le pauvre, hahaha... hmm"; Après bien dix minutes, il se força à quitter l'eau fraîche et à goûter de nouveau pleinement à l'atmosphère brûlante du désert:"Bon, il est vraiment temps que j'y retourne. Même les bonnes choses ont à une fin, malheureusement."; Il sortit d'un pas lourd son corps ralentis par le liquide qui ruisselait sur ses écailles et se rendit en marchant sur le chemin qui menait au camp. Sur le trajet, il ne fit d'abord pas attention où il marchait et restait plongé dans ses pensées, alors que la sensation du sable chaud entre ses doigts le relaxait encore un peu plus. Cependant, dès qu'il sentit une branche aride sous sa patte, il revint à la réalité et s'arrêta d'abord avant d'examiner le sol.

    Il observa en premier sur quoi il était posé, puis fit abstraction de la branche morte pour déporter son regard sur les empreintes de pas dans le sol, en grande partie effacées par la couche fine de sable déplacée avec le souffle des dunes. Il distingua alors plusieurs types d'empreintes: celles de Saphrania qui marquaient un aller-retour au camp, celles en forme de pieds humains, dont seulement une paire faisait un aller-retour, et dont le retour était apparemment hâtif au vue de la distance qui séparait les empreintes entre elles, tandis que l'autre n'était pas repassé par là. Et, plus inquiétant encore, des traces de monstres de sa taille encore fraîches. Il s'interrogea alors, et fit une tête incrédule:"Qu'est-ce qui à bien pu se passer ici ? Et... pourquoi l'un n'est pas repassé par ici ? J'espère que rien ne leur est arrivé au moins... même si ces traces-là n'indiquent rien de bon."; A présent plus inquiet, il pressa le pas pour rejoindre le groupe encore dans les bras de Morphée. Il jeta alors un œil sur l'effectif:"...Trois. Ils ne sont que trois! Et... Célia!! Qu'est-ce qui t'a pris encore...?"; Il soupira, complètement excédé d'un nouveau caprice de son élue et s'avança, la mine dépitée, vers Foxaly. Il avait espoir, au vue des empreintes, qu'il sache quelque chose. Le dragon azur hésita un moment à le réveiller et patienta quelque minutes dans l'espoir que le jeune homme s'éveille de lui-même. Manquant cependant d'envie d'attendre, il céda et approcha son museau de la joue du blond à la mèche rouge pour le tapoter gentiment dans l'espoir que le contact frais le fasse revenir à lui.

    Foxaly émit d'abord un gémissement grognon:"Mhh....Nyan, laisse-moi dormir..."; Le dragon recula sa tête et pensa:"Nyan...? Soit ce type de "nan" est contagieux, soit il me prend pour quelqu'un d'autre..."; Puis, Foxaly daigna enfin ouvrir les yeux en prenant le temps que sa vision s'adapte à la luminosité de l'aube sur la plaine désolée et réfléchissante. Il demanda donc:"...Draniolon...? Qu'est-ce qu'y a ? Pourquoi me réveilles-tu...? On repart déjà ?"; La créature divine affichait une moue pleine de désespoir et de compassion:"J'imagine que tu n'as pas toute ta tête étant-donné ce réveil un peu matinal, mais pourrais-tu me dire ce que vous êtes partit faire hier, après que nous nous soyons assoupis ?"; Le jeune homme semblait perplexe, perdue dans la confusion de l’émergence. Il regarda son interlocuteur dans les yeux et lui demanda:"Hier ? Comment ça hier ?"; Draniolon plissa les yeux férocement de frustration et serra les crocs:"Et pourtant, ce n'est pas le moment de perdre du temps. Hier, vous êtes partis où toi et Célia en pleine nuit ? Pourquoi êtes-vous partis ? Tu te souviens ?"; Foxaly se permit un moment de réflexion alors que son esprit passa du flou à la raison en une seconde:"Ah oui! Heu... Comment sais-tu que nous sommes partis ?"; Draniolon lui jeta un regard suppliant:"Ce n'est pas le moment je te dis! Célia a disparut, et j'ai vu à vos empreintes dans le sable que vous vous êtes dirigées vers le lac, plus loin! Alors s'il te plaît, ne fait l'innocent et répond-moi sincèrement."; Foxaly était troublé de ce comportement, après tout ce que lui a dit de mal son amie à son sujet, le dragon semblait vraiment inquiet.

    Il ne savait qui croire, mais la sincérité dans ses mots et dans sa détresse le mit naturellement en confiance, il avoua donc:"Écoute, pour tout te dire nous avons discutés un peu, puis elle a ressentit le besoin de se promener un peu, et je l'ai accompagnée. Et alors qu'on se trouvait encore là-bas, un monstre nous à rejoins..., et..."; Il s'interrompit. Voyant un espoir de réponse, Draniolon le suppliait encore plus du regard:"...Et...?"; Le jeune homme fini donc:"Il nous a attaqué."; Le dragon fit une mine dépitée et ferma les yeux avant de rompre le silence qui venait de s'installer:"Je vois... J'imagine qu'elle a trouvé bon de te protéger, et... s'est une fois de plus occupée du problème seule... Je me trompe...?"; Foxaly confirma d'un mouvement de tête tandis qu'il se releva:"Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a prit hier... Je ne voulais pas lui attirer d'ennuis, mais j'aurais cru qu'elle serait revenue..."; La créature divine releva la tête, pour se retourner vers les deux femelles:"Les filles, réveillez-vous. On va avoir besoin de décaler l'échéance de notre voyage, on a une disparue."; Aussi bien Saphania que Salveedia se levèrent d'un bond, et s'ébrouèrent en chœur avant de s'avancer vers le dragon. La louve affichait un air sombre:"Heureusement que tu nous avais prévenus... On aurait dû garder un œil sur elle, je savais qu'on ne pouvait pas lui faire confiance pour se tenir tranquille..."; Salveedia quand à elle, affichait un sourire diabolique:"Ne soit pas si pessimiste ma chère, voit au moins le bon côté des choses: au moins, on aura pas à finir ce trajet aussi rapidement que prévu."; La louve rétorqua soudain, d'une voix sèche:"J'en ai marre, il faut toujours qu'il se passe des trucs quand je fais équipe avec toi... ça fait trois fois, et à chaque fois, on prend plus de temps que prévu. Ça me gave à force."; Draniolon calma le jeu d'un ton dur, en arborant toujours son air de détresse malgré sa posture assurée:"Ce n'est pas le moment de se disputer. Si jamais il s'est passé quoi que ce soit, je ne veux surtout pas arriver trop tard. Alors plus tôt on s'y mettra, et mieux se sera, pour nous comme pour elle.";

    Foxaly était impressionné par la réaction plutôt surprenante et inattendue de Draniolon, il savait qu'il pouvait cacher un bon fond, mais malgré la scène, quelque chose n'allait pas. Il semblait différent de d'habitude, comme changé, trop inquiet, trop concerné, trop pur pour son caractère normal. Mais est-ce là une raison suffisante pour se méfier d'un être qui semblait, pour le moment, plein d'attention et d'une sagesse rare. Draniolon expliqua alors brièvement la situation aux deux filles, l'une partit immédiatement sur le terrain tandis que l'autre aborda un sujet plutôt sensible avec l'être divin:"D'ailleurs, on n'a pas vraiment jugé utile de te mettre au courant tout de suite, mais le banni est venu la voir avant que l'on parte... J'ai également pour hypothèse qu'il ait logé ici, ou dans une région adjacente pendant un temps, car avant que je n'apprenne l'importance qu'a ce type pour toi, je le voyait parfois sortir dans les plaines de sables pendant certaines nuits, non-loin du lac. Et d'après ce que j'ai pu comprendre, elle s'est souvenu de certaines choses en sa compagnie."; Draniolon quitta soudain son air maussade pour exprimer une rage intense:"Reste à savoir quoi, mais s'il me la prend, je l'étripe! Rhaaa... J'espère qu'il sait ce qui l'attend! Cet idiot n'aurait jamais dû remettre les pieds sur un des mondes dont j'ai la garde!!...Il me le paiera.";

    Le dragon azur rumina sa haine quelques longues secondes avant d'interroger Foxaly:"Toi. J'imagine qu'elle t'a parlé de Lui. Que t'a-t-elle raconté à son sujet ?"; Son air furieux et son ton calme créaient un décalage qui le mettait fortement mal à l'aise, mais vu son insistance, il n'avait d'autres choix que de répondre:"Je... Heu.... Je ne suis pas certain de me souvenir, ...mais je crois qu'elle m'a effectivement dit qu'elle s'était souvenue de certaines choses..."; Le dragon appuya son regard:"Comme ?"; Même prit de court, il devait poursuivre:"Comme le lien qui les unissait...?"; Le regard de son interlocuteur se radoucit un peu:"Je vois... Et j'imagine que tu as déjà vu cet Aigle Noir, comme elle l'appelait..."; L'air apeuré de Foxaly doublé de son silence lui suffit pour comprendre la vérité. Draniolon acquiesça d'un mouvement de tête déprimé:"Tu sais, je ne veux que son bien. S'il a été bannit, il a une raison et pas des moindres. Je cherche juste à la protéger de lui alors dis-moi, s'il te plaît."; Son expression redevint glaciale, alors que Foxaly essayait de reprendre contenance:"Je veux aussi la protéger, mais parfois le silence suffit pour ça..."; Le dragon était alors intrigué:"Comment ça ?"; Le jeune homme à la mèche rouge ajouta:"Elle m'a juste parlé de toi, aussi... Et, on ne peut pas dire qu'elle te porte dans son cœur. Elle m'a même mit un peu en garde contre toi...mais je ne comprend pas pourquoi en fait."; La créature divine semblait faussement excédé:"Ha là là. Ce qu'il faut pas entendre... C'est ELLE qui est invivable tu sais! mais bon, je l'ai choisie, alors j'assume..."; Salveedia interrompit brusquement l'échange:"Dites, vous parlez, vous parlez, mais en attendant, on avance pas là! Alors on se bouge et on la retrouve, d'ac'?"; Les deux acquiescèrent ensemble et le trio s'en alla rejoindre Saphrania à l'oasis.

    Sur un ton plus sérieux, Draniolon examinait les alentours en compagnie de Saphrania alors que Foxaly dû faire équipe avec Salveedia. La tigresse arborait un air presque malsain, et Foxaly ne pouvait se sentir à son aise à ses côtés dans ces conditions:"Pourquoi souris-tu si...bizarrement...? Qu'est-ce qui te rend si...-"; La tigresse lui lança un regard désinvolte:"Te ferai-je peur ? Tu sais, j'aime quand les choses tournent mal, c'est tellement plaisant de voir les gens s'affairer sur les bourdes des autres je trouve... Et puis, c'est aussi une occasion pour rester plus longtemps encore dans ces paysages à couper le souffle, alors oui, je profite."; Foxaly semblait intrigué par cette vision des choses:"N'est-ce pas un point de vue un peu étrange ? Je veux dire... même si les paysages sont bel et bien à couper le souffle, je ne pourrai sûrement pas supporter de rester ici trop longtemps..."; La tigresse ajouta:"C'est normal mon cher, tu n'es pas comme moi. Ici, c'est chez moi, alors tu te doutes que j'y suis habituée depuis longtemps!! Toi par contre, tu n'as pas dû vivre dans de telles conditions, et je l'imagine sans mal figure toi...!"; Foxaly se braqua alors:"Comment ça, sans mal ?"; La féline se mit alors à rire à gorge déployer, presque au point d'en pleurer, et lui jeta un regard à moitié hilare:"Regardes-toi aussi!! C'est pas les demi-portions dans ton genre qui survivent à la guerre, alors au désert ? Pouah!! Ça crève les yeux, hahaha!!"; Le jeune homme ne pu s'empêcher de se sentir légèrement vexé par la remarque, mais son rire était tellement communicatif qu'il laissa tout de même échapper quelques gloussements.

    De leur côté, Draniolon interrogeait Saphrania sur l'info que lui avais transmis la féline quelques minutes plus tôt:"Alors, ce serait vers où que vous le voyiez trainer de temps en temps...? J'imagine qu'il cache un accès à son trou à rat ce mécréant..."; La louve répondit donc:"Oui, il existe bien un portail... Il existe deux moyens communs pour l'activer à ma connaissance, et il se trouve par là-bas."; Elle indiqua une direction vers une dune d'une forme un peu particulière:"Il est juste derrière, mais nous n'avons pas toutes les clefs pour l'ouvrir pour le moment..."; Draniolon s'exprimait d'une voix plus douce:"Et que nous manque-t-il pour l'ouvrir, ce portail ?"; Saphrania prit quelques secondes de réflexion, et n'ajouta qu'un mot:"Prismalion."; Le dragon azur la regarda d'un air sombre:"Et avons-nous un moyen de le faire venir rapidement ?"; La louve secoua la tête négativement:"Il faudra au moins deux jours, le temps de faire l'aller-retour jusqu'aux ruines à vol d'oiseau, donc si tu tiens vraiment à ouvrir le portail, tu vas devoir t'y coller mon grand."; Draniolon semblait presque dégoûté de cette solution:"Et n'y a-t-il pas un autre moyen, plus court en tout cas ?"; La louve rétorqua:"Et bien malheureusement, pas que je sache, mais si tu demandais à Salveedia, je suis certaine qu'elle va te trouver une solution en deux deux... Elle a le chic pour la vitesse..."; Le dragon azur réfuta d'abord:"Attend, avant de lui demander conseil, j'aimerais bien le voir ce portail... Avec un peu de chance, y'a moyen que je puisse l'activer..."; Saphrania s'offusqua alors:"Impossible!! Seul l'esprit de terre peut ouvrir les portails du désert!! Après, il s'agit d'une magie draconique, mais elle a été développé avec la puissance de ces terres. Je crains que tu sois impuissant."; La créature saphir insista:"C'est ce qu'on verra. Mène-moi déjà là-bas, nous aviserons après.";

    Les deux duos se rejoignirent ensuite après l'appel du dragon légendaire, puis le groupe se rendit près de la dune. Foxaly les suivit sans rien y comprendre, et observait la dune de sable avec intérêt:"On dirait qu'une partie du sable a été complètement soufflée par un vent qui venait d'en dessous... C'est tellement...étrange."; Salveedia ajouta:"C'est le souffle de maana, le portail le produit tout le long de son activation, doublé de l'intense lumière bleu que ça émet. Par contre..."; Draniolon s'approcha de l'emplacement supposé de la brèche et examina soigneusement les lieux. Il fit le tour, et se retourna vers les femelles:"Vous êtes certaines que seul Prismalion peut l'ouvrir ?"; Saphrania s'insurgea alors:"Hey, je t'ai juste dis qu'il manquait Prismalion, en soit, nous pourrions également tenter d'unir nos éléments pour l'ouverture, mais ce n'est pas garantit de réussir."; Salveedia, sur un ton bien plus posé, ajouta:"Oui et non Saphrania... Il nous aurait fallut le nécessaire d'un rituel d'ouverture par voie inhabituelle. Toi par contre, Draniolon, deux possibilités te sont offertes. J'imagine que la présence de ton élue de l'autre côté de ce portail te permettra de t'y rendre, mais seul toi en a le pouvoir. Avec un peu de chance, une autre personne pourra t'accompagner, sauf que je ne peux pas non plus le garantir. Ensuite, tu as les moyens les plus rapides de nous amener Prismalion, mais le trajet durera bien deux jours au minimum, et j'imagine que ton impatience ne te permettra pas de tenir d'ici là."; Le dragon azur acquiesça d'un vif mouvement de tête. La tigresse reprit donc:"Ton choix est fait, alors part et ramène-là nous."; Foxaly se permis de réagir:"Et... pour le retour ? Si une personne peut t'accompagner à l'aller, ce sera bien deux personnes au retour... Tiens-tu à t'y rendre seul ?";

    Draniolon dévia le regard jusqu'à son interlocuteur:"Non. Je n'irai pas seul. Il me faut un moyen de la convaincre, et tu feras parfaitement l'affaire... Tu sais comment elle est, n'est-ce pas ?"; La mine suppliante du dragon légendaire força un peu la main du jeune homme, et il se résigna finalement à l'accompagner. Draniolon fit monter Foxaly sur son dos puis termina par un rapide au-revoir avant de s'affairer sur son entreprise. Il se concentra sur son élue, sur le lien qui les unissait, et le pouvoir qu'ils partageaient. La brèche commença alors à s'ouvrir faiblement, dans une splendide lueur bleutée, tandis que le souffle repoussait le sable de la dune en forme de vague. Draniolon vit ses yeux prendre une teinte plus intense, et semblait émettre aussi une faible lumière bleutée. La puissance dégagée par ce phénomène était telle que les filles durent s'éloigner, forcées par le vent. Le portail s'ouvrit alors encore davantage, et laissait à présent l'espace suffisant pour que le dragon s'y engouffre. Salveedia voulait cependant dire une dernière chose avant qu'ils ne partent:"Nous allons chercher Prismalion pendant votre absence, et nous vous ouvrirons la voie à notre retour! Bon courage!!"; Une fois énoncées, ces paroles marquèrent le coup d'envoi vers ces secrètes contrées luxuriantes. Ils traversèrent la brèche temporelle, et tout ici leur semblait irréel. C'était comme s'ils traversaient un passage semée de bris de verre et de miroir sur une fond de maana éblouissant. Cependant, ils en virent vite le bout et arrivèrent enfin dans le monde miroir de Lamézia.

    A suivre...

     

    Et voilà^^! C'est déjà fini, je sais, mais étant donné que mon inspi' et mon envie sont toutes deux revenues, je pense que vous aurez encore un peu de patience, (minime cette fois) avant de voir arriver la suite xD!! Alors sur ce, ciao!


    2 commentaires
  • Lien de la page originelle: https://www.deviantart.com/art/If-I-can-t-have-Senpai-Chapter-7-621815961

    Nom de l'artiste originel: Sonikkufreak.

    Provenance: DeviantArt.

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Ayano n'est jamais retournée dans le bureau de la principale ce soir là, en fait, elle s'était directement rendu à l'office de police d'elle-même pour répondre à toutes leurs questions s'en est allée. Au final, Budo n'a pas été capable de la rattraper, ce qui ne l'étonnait pas car ce n'était pas la première fois qu'elle lui échappait.

    Budo jeta un œil ennuyé aux vêtements dans son armoire car rien ne lui semblait convenir pour un rendez-vous. Il se préparait pour le diner de ce soir avec son amie, Mina Rai. Budo regarda brièvement vers la porte de sa chambre au fond du couloir. En tout honnêteté, Budo n'avait pas remit les pieds dans sa chambre depuis hier, il dormait même sur la canapé depuis et il s'en fichait. Constamment, il sentait ses oreilles sonner avec le son Ba..dump...Ba..dump à chaque fois qu'il osait s'approcher ou passer dans le couloir. Tout ça l'épuisait.

    Budo choisit une tenue décontractée assez décente pour son rendez-vous et referma la porte de son meuble. Il jeta ensuite la tenue sur le canapé pour plus tard et vérifia l'heure. Il lui restait une heure avant que les cours ne commencent, il s'avança vers le canapé et décida de regarder un moment la télé pour se relaxer un peu. Après avoir zappé plusieurs chaînes, l'esprit de Budo se mit à dériver, il songea à ce qu'il pourrait manger ce midi, il pensait au rendez-vous avec Mina, puis songea à Ayano. Il sentit une soudaine amertume le parcourir juste en se pensant aux jours précédents.

    "Menteur...tu...tu.."

    "Tu...TU AS DIT QUE TU SERAIS LÀ POUR MOI!"

    "Je pensai que nous étions amis."

    Budo sentit immédiatement ses poings se serrer, il avait tout laissé tomber parce qu'il avait peur de la mettre en danger, c'était un horrible ami pour elle. Il avait besoin de mettre les choses dans le bon ordre à nouveau, avant que leur amitié ne soit irréparable. Soudain, Budo entendit sa lessive s'achever dans l'autre pièce et se souvenant qu'Ayano était restée pour la nuit, même si elle avait reprit ses vêtements, elle avait oublié son vélo rouge à l'extérieur. C'était sa chance.

    Quand il fut l'heure de se préparer, Budo enfila son uniforme et prit son sac de classe. Il quitta son appartement et vit que le vélo rouge d'Ayano était encore sur le porte-vélo. Il s'y rendit et retira la chaîne en le laissant sortir du support. Budo, se souvenant que la maison d'Ayano n'était pas si loin de la sienne, emmena la vélo là-bas. Il était déterminer à enfin remettre les choses en ordre.

    _______________________________________________

    "Je suis inutile..." murmura Kokona Haruka faiblement avec un regard absent planté dans le sol de la cave. Ayano sourit à son état de simili-zombie et retira les liens qui maintenaient le fille aux cheveux violets captive. Une fois libre, Ayano pouvait distinguer de nettes marques d'un rouge sombre qui entouraient les chevilles de Kokona. Elle sourit à la grotesque et magnifique vision devant elle, sachant combien Kokona avait lutté pour tenter de lui échapper. Ayano aida la fille brisée à tenir sur son pied.

    "J'ai une mission pour toi, si tu l’exécutes correctement tu seras libre de partir." dit Ayano, regardant Kokona dans ses yeux ternes.

    "Je suis....inutile..." répliqua-t-elle doucement à nouveau.

    Ayano plongea une main dans sa poche de jupe pour trouver une image d'Oka quand une idée frappa brusquement son esprit. Elle lâcha la photo et plissa légèrement ses yeux noirs.

    "En fait...il y a quelqu'un au lycée que tu dois connaître..." commença Ayano, affichant un large sourire.

    _______________________________________________

    Budo arrêta le vélo devant la maison d'Ayano et le laissa dans son allée. Il marcha ensuite vers la porte d'entrée et frappa.

    ".........."

    Aucune réponse, Budo attendit quelques minutes de plus avant de se décider à frapper à nouveau. Comme le temps continuait de défiler, Budo allait frapper à la porte encore une fois quand il vit la porte juste s'entrebâiller.

    "...Bonjour?" Prononça une voix calme.

    Budo écarquilla les yeux de joie quand il qu'Ayano était encore chez elle. "A-ai-Ayano...c'est moi Budo."

    "...Pourquoi es-tu venu ici?" demanda Ayano en ouvrant davantage la porte. Budo remarqua les cernes sous ses yeux et réalisa qu'elle n'avait probablement pas beaucoup dormit, sûrement par sa faute. Il la regardait dans les yeux, véritablement blessé.

    "Je suis désolé pour...hier."

    "Hier..."

    "Oui, je n'aurai pas dû te dire tout ça..."

    "Et bien, pourquoi l'as-tu fait?"

    "Et bien...J'ai eu une mentalité qui, au lieu de te protéger ...aurait plutôt été celle qui te mettrait en danger..."

    "......." Ayano resta silencieuse devant son argument, c'était comme si elle avait arrêté de respirer pendant un instant.

    "Ayano...S'il te plaît, pardonne moi." Avec une blessure sincère qui se lisait dans ses yeux, Budo s'inclina devant elle.

    Les yeux d'Ayano s'élargirent sous le choc, il était en train de s'incliner pour son pardon et il semblait le prendre à cœur. Les poings d'Ayano se serrèrent et une fois encore, d'étranges émotions commençaient à envahir son corps, ce qui l'empêchait de respirer sans mal. Elle baissa la tête vers Budo et lui sourit amèrement.

    "Très bien...Je te pardonne."

    "...V-vraiment!?" Budo cligna des yeux de surprise.

    "Mhm..."

    "Je suis tellement heureux...." Budo lui offrit un sourire chaleureux qui venait du plus profond de son cœur, il était soulagé pour Ayano et lui, ils étaient enfin en de meilleurs termes. Il allait demander à Ayano si il pouvait l'accompagner jusqu'au lycée mais elle referma silencieusement la porte, laissant Budo à lui-même.

    "...On se voit au lycée." dit rapidement Budo, il ne voulait pas pousser Ayano, après tout, il restait toujours des tensions entre eux. Budo quitta la maison d'Ayano et se rendit directement au lycée par lui-même.

    Après avoir marché sept minutes de plus, Budo s'engagea sur la route vers le lycée, il se demandait quelles citations il pouvait utiliser pour motiver ses camarades d'Arts Martiaux aujourd'hui. Il croyait que clamer des citations motivantes rendait leur esprit combattif plus fort et les aidaient à travailler plus dur. Il essayait de se souvenir de celle qu'il avait apprise et qui l'avait grandement inspiré, il se grattait la tête pour tenter de la retrouver.

    "PAR PITIE, NON, NOOON!"

     THUD

    Budo s'arrêta net à la perturbante pensée qui venait de lui traverser l'esprit. C'était l'image de quelqu'un qui se faisait tirer vers lui avec une évidente peur dans les yeux. Peut-être devait-il arrêter de regarder ces films d'horreurs qu'il a emprunter à Juku qui l'influençaient probablement.

    En s'approchant du lycée, Budo remarqua une certaine jeune fille aux cheveux cyan devant le bâtiment. Budo se para en apercevant sa camarade. "Saki-san!"

    Saki Miyu se retourna en entendant son nom et sourit poliment quand elle vit Budo courir vers elle. "Bonjour Masuta-kun."

    "Bonjour, comment vas-tu Saki? Tu te sens mieux?" demanda Budo en observant sa camarade.

    "Ils ont réussi à me sauver juste à temps, en plus de ressentir quelques vertiges et me sentir faible, je peux dire que je suis heureuse d'être en vie." dit Saki en plaçant sa main contre son cœur comme pour être sûre qu'il battait toujours sa poitrine.

    "Dis, tu es très élégant, est-ce que tu vois finalement quelqu'un?" demanda-t-elle Saki avec un sourire entendu.

    "Hem...pas exactement, je vais juste diner avec une amie." dit Budo en se grattant l'arrière crâne d'embarras. "C'est mon premier rendez-vous donc je pense que je me recoifferai un peu pour lui faire plaisir."

    "Hehe, cette 'amie' c'est Mina?"

    "Hey, comment as-tu su?"

    "Elle semble toujours avoir envie d'être avec toi." continua Saki en surveillant un peu les environs.

    "Qu'y a-t-il Saki-san?"

    "...Ont-ils...au moins retrouvé Kokona...." demanda Saki doucement, Budo remarqua ses poings serrés et tremblants. Il réalisa qu'elle cherchait Kokona dans les parages par simple habitude.

    "Non, je suis désolé, mais je suis certain qu'elle devrait refaire surface très bientôt!" dit Budo, confiant, avec les mains sur les hanches.

    "...T-Tu as raison..." Saki leva son sac rose avec des rubans blancs du sol. "Je devrai me rendre à l'infirmerie, elle a mes médicaments journaliers.."

    "Veux-tu que je t'aide à porter ton sac, Saki-san?"

    "Nan, je peux le porter, merci" dit Saki avec un sourire mais Budo savait que au fond de lui s'était un sourire brisé. Elle et Kokona étaient la paires d'amies les plus proches qu'il n'avait jamais connu et s'était triste de voir Saki sans elle.

    Alors que Saki allait partir, elle se retourna une dernière fois vers Budo. "Bonne chance pour ton rencard Masuta-kun" Dit-elle joyeusement en entrant dans le bâtiment.

    "H-hey, ce n'est pas un..." Budo abandonna et soupira. Dans les faits, c'était techniquement un rencard mais ne devrait-il pas être impatient pour ça? Il ne pouvait rien ressentir pour le rendez-vous à venir, ce n'est pas comme s'il devait repousser Mina mais il l'a déjà fait pour Ayano. Ce n'est pas comme si Mina allait lui demander de venir dormir, alors qu'Ayano l'a déjà fait.

    "Bon sang..." un rougissement appuyé s'étendait sur son visage, il ne devrait pas penser à ça avant un rencard et il n'y avais aucune chance au monde qu'il veuille le faire remarquer à Mina. Il s'engouffra rapidement dans le bâtiment et marcha jusqu'à son casier.

    Seulement quelques élèves rôdaient dans la salle des casiers, une grande majorité des autres s'étaient rendu dans la cour pour discuter avec leurs amis ou pour finir le reste de leur pain qu'ils ont entamer en courant vers le lycée. Budo composa le numéro et sortit le contenu de son sac avant de le déposer dans son casier pour les cours d'après, et alors qu'il allait fermer son casier, il entendit quelqu'un avec le souffle court dans la salle des casiers.

    Budo se tourna pour voir Kokona Haruka se tenant à l'entrée de la pièce. Son regard était son vie et visage donnait l'impression qu'elle était totalement hors d'elle.

    "K-Kokona, .......tu es en vie...Dieu merci!" dit Budo, soulagé qu'une autre de ses camarades soit saine et sauve, Kokona ne disait pas un mot, elle se mit en marche vers Budo avec la tête orientée vers le sol et sa main refermée sur quelque chose. C'était quand il se rendit compte que quelque chose ne tournait pas rond, il orienta lentement son regard vers la main de Kokona et y vit qu'elle tenait quelque chose de petit et de brillant, c'était une paire de ciseaux. Avant qu'il n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit d'autre, Kokona se précipita vers lui pointant de la pair de ciseaux vers son cou dégagé. Budo anticipa rapidement l'attaque seulement pour être tacler par le poids de Kokona en se jetant sur lui quand elle a raté son attaque. Elle était à califourchon sur lui, tentant de planter les ciseaux dans son crâne maintenant.

    "Liberté....Liberté..." répétait-elle sans conviction encore et encore.

    Budo devait bouger sa tête de gauche à droite pour esquiver ses attaques tandis qu'elle essayait toujours de le toucher en pleine tête. Avec un mouvement de balancier, il agrippa le bras de Kokona et l'immobilisa pour garder ses attaques à bonne distance. Cependant, Kokona ne se laissa pas stopper par si peu et continua d'essayer de lui planter la lame, ses mains tremblaient violemment dans la lutte.

    "Tss..qu'est-ce que tu fais Kokona!? Contrôle-toi!" hurla Budo.

    "......" Kokona ne répondait pas, ses yeux fades étaient fixés sur les siens, s'était comme si elle était possédée et inconsciente de ce qu'elle.

    "Je ne peux pas croire que cela arrive!" pleura une étudiante tremblant sur place.

    "Je dois me mettre à l'abri!" dit un élève attrapa son sac et s'enfuit de la scène.

    "Sensei, Sensei!" hurla un étudiant courant de la salle des casiers pour chercher une enseignante.

    Budo savait que ce n'était qu'une question de temps avant que la lame ne rencontre son crâne. Il était cloué au sol par elle et utiliser seulement une arme pour la repousser semblait être compromis. Il regardait désespérément autour de lui pour de l'aide, peut-être qu'un membre du club d'Arts Martiaux trainait dans les parages. Ses yeux couraient le long de la salle quand il vit une figure familière dans le coin au loin.

    "A-Ayano!" En l'apercevant, Budo était immédiatement soulagé et tendit vers elle son bras libre. "H-help!"

    "...." Ayano ferma brièvement les yeux, elle ne bougeait pas de son spot mais semblait plutôt observer la situation. Lentement,un petit sourire se glissa entre ses lèvres, ce qui fit écarquiller les yeux de Budo sous le choc, il sentit son bras faiblement descendre. Avait-il bien vu?

    "Liberté...Liberté..." Budo fut sortit de ses pensées en se rappelant que Kokona essayait toujours le le tuer. Avec toute sa force, il lutta pour déplacer son bras et pour repousser l'arme de Kokona loin de lui mais il perdait doucement son énergie de sa conviction.

    Ayano observait la scène qui se déroulait devant elle. Oui, c'était tout ce qu'elle faisait. Elle voulait effacer tout ce qui s'était produit cette semaine et qu'elle meilleure manière que de le faire en regardant le jeune homme qui l'a trahis devant ses yeux.

    Elle était tellement heureuse quand il lui a supplié de l'aide, la vulnérabilité dans ses yeux la comblait complètement, c'est ce qui la fit sourire. Il n'était d'autre pour elle qu'un simple pion. Elle était heureuse que tout soit fini dans quelques secondes.

    "Salut Osana-san, tu devrais en goûter un, ils sont vraiment bons."

    Ayano s'inquiétait de lui le moins du monde, alors que son esprit était noyé vers les souvenirs qu'ils ont partagés.

    "Tu n'es pas un monstre, tu es une défenseuse!"

    Ses dents ses serrèrent avec fureur, c'était comme si quelqu'un essayait de la forcer à revoir tout ce qu'elle a vécu en sa compagnie. Pourquoi cela arrivait-il?

    "Aishi-San, peu importe de quoi il s'agira, je serai toujours à tes côtés, tu es une fille bien."

    Il se trompait, il aurait dû être plus prudent avant de tout gâcher avec elle. Ce n'était pas un fille bien, elle était destinée à être comme ça depuis le début, il aurait dû simplement la laisser seule. Elle ne pouvait rien ressentir, elle ne voulait rien ressentir avant d'avoir eu son Senpai. Pourtant...Pourtant. Tous les sons autour d'elle se noyait dans la masse alors qu'une dernière chose lui revint.

    "Amie...tu es mon amie."

    "Bon sang, Kokona ne fait pas ça!" dit Budo, faisant tout son possible pour la garder à distance alors qu'elle semblait avoir une énergie infinie en elle pour l'achever. Imperceptiblement, il sentit Kokona remuer son autre main jusqu'à son coup et se mit à l'étrangler, Budo se servit immédiatement de sa main libre pour se débarrasser la main de Kokona de sa gorge.

    "K-Kokona, qu'est-ce que tu fais!" Budo était certain d'avoir entendu la voix de Saki au loin. Saki ne méritait pas de voir son amie dans cet état. Budo persévérait à lutter tandis que la sueur commençait à couler sur son visage, et pouvait sentir son cœur s'affoler contre sa cage thoracique. Avait tellement peur pour sa vie, et pourtant il ne voulait pas le montrer.

    "Liberté...LIBERTÉ!" Avec un coup fatal, Budo vit la lame venir droit vers son cou. A ce moment-là, ses mains étaient étendues à ses côtés quand la force s'est mise à lui manquer. Il se préparait intérieurement à l'impact, c'était fini pour lui.

    SLASH

    Budo pouvait sentir tomber sur ses joues des gouttes chaudes contre son visage qu'il présumait être son sang. Cependant, il ne sentait aucune souffrance, au lieu de ça, il entendait quelqu'un respirer fortement devant son visage. Il ouvrit lentement ses yeux pour voir Ayano juste là. Il la regardait sous le choc quand il se rendit compte que la lame était profondément enfoncée dans son épaule et dont on apercevait seulement le manche. Il vit également que Kokona était clouée au sol par Saki.

    "A-Ayano..."

            - fanart koumi-senpai -

    "........Je suis...une défenseuse...pas vrai...?" Ayano toussa et un trait de sang se mit à couler du coin de sa bouche. Elle fixait ses yeux dans les siens avec un large sourire affiché sur son visage. Ses yeux noirs se fermaient doucement et elle s'échoua mollement près de Budo.

    "Ayano!" Il enveloppa son bras autour d'elle et pouvait sentir ses propres yeux s'embrumer de larmes tandis que la crainte commençait à envahir tout son corps. Ses mèches couvrait ses yeux alors qu'il portait Ayano plus proche de lui, ne désirant pas voir sa vie s'en aller loin de lui. C'était la dernière chose qu'il voulait voir arriver.

    "Oh Non!" Une enseignante est finalement arrivée sur les lieux et courut rapidement vers Ayano. "C'est une tragédie, j'appelle une ambulance immédiatement!" La prof dégaina en vitesse son téléphone et composa le numéro des urgences.

    "Liberté, Liberté..." répétait Kokona encore et encore sans calculer la présence de Saki, elle était comme un enregistrement qui ne diffusait plus que ces mots encore et encore.

    "S'il te plait... Je t'en prie Kokona, arrête..." Saki pleurait quand elle dû plaquer sa meilleure amie au sol pour l'empêcher de tuer Budo. Ses mains maintenaient fermement les épaules de Kokona. "Ce n'est pas toi, ce n'est pas la meilleure amie que je porte si tendrement dans mon cœur." Elle étouffa une autre vague de chagrin alors que les larmes se mirent à descendre sur le visage de Kokona.

    "S-Saki....." Un doux murmure s'échappa des lèvres de Kokona.

    "Oui c'est moi, tout ira bien..."

    "Saki.....J'ai...peur..." Des larmes commencèrent à couler des yeux ternes de Kokona. Immédiatement, Saki prit son amie étroitement dans ses bras et ferma ses yeux, laissant Kokona pleurer sur son épaule.

    Une fois que avait l'enseignante raccroché, une autre enseignante apporta un premier kit de soin.

    "Ça devrait suffire pour l'instant." marmonna-t-elle en jetant un œil inquiet à Ayano. "Je peux prendre la relève Masuta-kun." Elle s'approcha pour Ayano mais Budo l'éloigna de l'enseignante.

    "Masuta-kun, ce n'est pas le moment de-"

    "Ne vous avisez même pas de la toucher! Je ne laisserai plus personne lui faire du mal!" hurla-t-il, ses yeux s'assombrirent sous ses cheveux. Les larmes roulaient sur ses joues et il n'autoriserait personne à poser un doigt sur elle.

    "Masuta-kun.." La prof le regardait avec préoccupation dans ses yeux bruns. "Si nous ne soignons pas la blessure maintenant, ça risque d'empirer dans le temps dans cette ambulance..."

    "......" Budo restait silencieux, il devait être rationnel, ce n'était pas le moment d'être hyper protecteur, il ne désirait pas voir Ayano s'encombrer d'une souffrance encore plus importante que celle qu'elle subissait déjà et au final, il ne voulait pas la perdre. Budo adoucit son étreinte encore hésitant et laissa la prof soigner les blessures d'Ayano. L'enseignante ouvrit le médikit et en sortit un spray.

    "Ne devrions-nous pas retirer le couteau en premier?" demanda l'autre enseignante.

    "Non, ce serait trop risqué, elle pourrait saigner. Tout ce que nous pouvons faire c'est de désinfecter la plaie." répliqua la prof visant avec la bouteille vers le blessure d'Ayano et y appliqua le produit.

    "Nn...." Ayano laissa échapper un léger gémissement en se tordant sous la souffrante brûlure sur son épaule. Inconsciemment, sa main se levait pour se poser sur sa blessure mais Budo engouffra sa main dans les siennes et les pressa.

    Enfin, l'Ambulance arriva avec des voitures de polices pour escorte. Un groupe d'ambulancier entra dans le bâtiment scolaire avec une civière prête à l'emploi.

    "Masuta-kun." L'enseignant posa une main sur son épaule. "S'il te plaît, donne Aishi-San aux médecins."

    Budo leva les yeux pour apercevoir les ambulanciers courir vers eux. Il se releva doucement, regagnant toute l'énergie qu'il avait perdu dans la bataille et prit Ayano dans ses bras. Il jeta un bref coup d’œil remplit d'anxiété à la jeune fille évanouie. Ses yeux étaient fermés et ses membres étaient détendues, elle semblait presque...morte. Une nouvelle fois, une image terrifiante lui revient, Ba-dump...Ba-dump. Il l'ignora et se pencha vers Ayano.

    "Je ne referais pas la même erreur...Je te protégerai jusqu'à la fin, je te le promet." Il en fit le serment, et déposa un baiser sur la tête d'Ayano.

    Le civière approchait et Budo déposa gentiment Ayano dessus. Les médecins la branchèrent immédiatement sur oxygène et se dépêchaient de la ramener à l'ambulance. La police était entrée dans le bâtiment principalement pour emporter Kokona afin de lui poser quelques questions.

    "Mademoiselle, s'il vous plaît, venez avec nous." Dit l'un des officiers portant les menottes à ses mains.

    "Non! Vous ne pouvez pas l'emmener!" plaida Saki resserrant son étreinte autour de Kokona. "Je viens à peine de la revoir!"

    "Miyu-San.." Budo la regardait avec de la peine pour elle. "Tu dois la laisser-"

    "Non! Non! Si elle s'en va, je vais avec elle!"

    "Mademoiselle, je vous prie de vous éloigner d'elle, ou nous devrons employer la force." dit un officier de police, même s'il montrait de la pitié dans ses yeux.

    "Je suis désolé Miyu!" Budo l'attrapa par derrière et l'éloigna de son amie aux cheveux violets.

    "Non!! Noooon!!!" Elle se jeta violemment dans les bras de Budo quand l'officier emporta Kokona loin d'elle.

    "Huh....n-non...S-Saki!!" Kokona profita d'un retour momentané à la raison et se mit à pleurer tandis que la police la forçait à partir. "SAKIII!!!"

    Saki observait son amie se faire emmener loin d'elle une nouvelle fois, complètement impuissante. Elle se mit à pleurer dans ses mains, n'étant plus capable d'en voir plus.

    Budo frotta le dos de la jeune fille inconsolable en voyant ses deux plus chères amies être emportés loin d'eux.

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Commentaire traduit de l'auteur:

    Je suis désolé de continuer de vous laisser le suspens.

    :(

    En tout cas, j'espère que vous aimez l'introduction de la partie tragique

     

    Personnages - Yandere dev

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Bon, flemme de continuer pour l'instant u_u. Il y aura une pause d'une semaine avant la suite des chapitres traduits. Si jamais vous être impatient, vous pourrez toujours continuer à lire l'histoire en version originale sur wattpad ou sur deviant art sous le nom de l'auteur d'origine u_u

    Bref, je vous laisse donc languire pendant une semaine, ça risque d'être long pour vous si vous êtes impatient, mais ce n'est rien une semaine xD!!

    Du coup, à la prochaine^^! Ciao!


    4 commentaires
  • Lien de la page originelle: https://www.deviantart.com/art/If-I-can-t-have-Senpai-Chapter-6-618963369

    Nom de l'artiste originel: Sonikkufreak.

    Provenance: DeviantArt.

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    "J'apprécie que vous soyez tout les deux revenus, mais j'espère que vous savez à quel point vous allez avoir des ennuis." Les lunettes de la principale produisaient un éclat quand elle dévisageait Ayano et Budo depuis son ordinateur portable.

    "Nous n'aurions pas dû faire ça...nous sommes sincèrement désolés..." dit Ayano calmement en s'inclinant devant elle.

    "Je sais que vous l'êtes, je veux vous voir tout les deux après les cours pour répondre aux questions des agents. M'avez-vous comprise?"

    "Oui." répondirent Ayano et Budo à l'unisson.

    "Bien, une fois l'interrogatoire terminé, nous discuterons ensemble de votre punition. Vous pouvez disposer."

    Le duo s'inclina par respect puis quittèrent lu bureau de la principale. Sans un mot, ils marchèrent le long du couloir menant vers la cour. Les cours ne commençaient pas avant 20 minutes faisant de la cour pour l'instant l'endroit idéal pour les élèves pour se détendre et socialiser. Ayano jeta un regard à Budo qui avait été très silencieux depuis ce matin, se rappelant à quel point Budo était bouleversé à cause de son cauchemar, Ayano décida d'engager la conversation.

    "...Tout vas bien..?"

    ".....Je vais bien." dit Budo fermement, il ne l'a même pas regardé, il restait fixé sur ce qu'il avait devant lui. Ayano savait que quelque chose n'allait pas avec le Chef d'Arts Martiaux et son nouvel allié, elle ne voulait pas qu'il détruise la moindre chance qu'elle avait avec Senpai. Elle avait besoin de lui dans ses plans, elle avait besoin qu'il se sente mieux.

    "Ne me mens pas." dit Ayano, attrapant son épaule un peu rudement, on pouvait dire qu'elle était un peu sur les nerfs, les yeux de Budo s'élargirent un peu sur le coup, il avait apparemment oublié à quel point Ayano était forte.

    "...." Il garda le silence et regarda les yeux noirs d'Ayano qui ressemblaient tant aux siens. C'était une fille forte, probablement plus forte que lui. Après ce rêve, il se demandait si il était vraiment capable de la protéger ou si c'était celui qui la mettrait en danger.

    "Budo-kun!" aboya Ayano en secouant son épaule pour tenter d'obtenir son attention. Elle détestait être ignorée.

    "...." Calmement, Budo leva son bras et retira la main d'Ayano de son épaule. "S'il te plait, ne me touche pas."

    "..Huh..?" Les yeux d'Ayano exprimaient un brin de surprise, comme si elle était ramené par les mots de Budo, ce n'était son comportement habituel. Budo dévia le regard et se remit en marche vers la cour, Ayano restait là stupéfaite en le voyant partir. Était-il en vraiment en train de la fuir? Ayano sentit sa poitrine se tordre inconfortablement et sa tête sillonnée. Il l'a fait. Les mains d'Ayano se fermaient lentement en poings tremblants.

    "...Tu vas bientôt prier que tu n'ai pas fait ça..."

    _______________________________________________

    Ayano s'engouffra dans la cour seule, elle aperçu Senpai à son spot habituel près de la fontaine et se retrouva complètement immergée par lui. "Senpai..." Elle se mit en embuscade derrière un arbre et se remit l'observer à distance. C'était le seul capable de la rendre heureuse, le seul qui rendrait sa vie complète. Ayano se trouva elle-même en train de s'allonger vers lui, elle avait juste besoin de l'avoir pour elle pourque toutes ces mauvaises actions soient récompensées. Elle pourrait éliminer tout le monde au lycée pour l'avoir.

    Soudain, elle sentit ses mains se fermer un peu et recula.

    "T-Taro-kun..." Une timide Oka s'approchait du Senpai d'Ayano. Ses deux mains étaient étroitement fermées l'une dans l'autre et une dense rougeur se répandait sur son visage. "Je suis désolée pour...Osana-chan."

    Apparemment, Osana était la principale suspecte pour l'empoisonnement de Saki Miyu.

    Senpai baissa un peu les yeux en se remémorant le pénible moment où il a vu son amie d'enfance être emportée loin de lui. Il était témoin des cris déchirants et des larmes d'Osana, l'état de vinérabilité dans lequel elle se trouvait était si difficile à regarder quand les officiers l'ont emmenée. Il n'y avait rien que Taro puisse faire pour elle et ça mettait son cœur en peine. "Merci Ruto-chan." Il releva la tête vers elle et tenta un sourire.

    "Tu n'as pas à te forcer...c'est normal d'être triste..Taro-kun." dit Oka en regardant droit vers lui, son aura semblait être au point de rupture, elle toucha gentiment son épaule avec de l'inquiétude dans ses yeux violets. "Je t'en prie...ne supporte pas cette souffrance seul."

    Les yeux de Taro s'embrumèrent et il couvrit de ses mains son visage en larmes. Oka se pencha vers lui avec quelques hésitations et enlaça le garçon en larme dans l'intention de le réconforter.

    Les mains d'Ayano griffaient l'écorce de l'arbre derrière lequel elle était caché, elle ignorait les gouttes de sang qui suintaient du bout de ses doigts. Son corps était froid à présent, comme si elle était morte sur le coup. Les pupilles d'Ayano se dilatèrent de peur et de haine en voyant Oka câliner son Senpai, son cœur se serrait dans une douleur intense.

    "...J'aurai dû savoir qu'elle faisait plus que l'apprécier..." Les propres larmes d'Ayano se mirent à rouler sur son visage en assistant à l'écœurante scène qui se déroulait devant elle. Elle couvrit son visage de ses mains et expulsa sa peine en silence, Senpai était trop gentil pour repousser Oka, Ayano était pourtant certaine qu'il voulait qu'elle arrête de le toucher. Il est trop gentil. Elle ne laissera pas Oka l'avoir, un petit sourire commença à se dessiner sur son visage alors qu'elle pleurait encore faiblement sa peine de cœur. Il semblait qu'elle ait une nouvelle rivale à éliminer.

    De l'autre côté de la cour, Budo était en train de discuter avec ses amis et Membres du Club d'Arts Martiaux à propos des évènements d'hier.

    "Je ne faisais qu'amener Ayano à la maison, c'est tout."

    "Ça sonne un petit peu suspect si tu veux mon avis." dit Shima Shita, frappant son épaule de manière enjouée.

    "Hm...comment ça?"

    "Ugh, Budo ne joue pas l'idiot, il est évident qu'il y a quelque chose entre toi et Aishi-chan! quoi d'autre pourrait te pousser à t'enfuir avec elle" affirma Shima avec des yeux pétillants et les mains serrées l'une dans l'autre avec excitation. "Dit-moi tout!"

    "Eh..." Budo se sentit rougir légèrement à l'hypothèse de son amie. "Je n'ai absolument aucun sentiment pour elle, nous sommes juste amis."

    "Est-ce bien vrai?" demanda Mina Rai, qui le toisait avec un regard sévère sur son visage.

    "Um...oui." dit Budo en levant un sourcil.

    "Et bien, j'ai entendu dire que tu avais désobéi à une prof, attrapé Aishi-san et que tu t'es enfui du lycée! Dis-moi que ça ne semble pas du tout suspect." Mina juste devant son visage avec un regard apparemment furieux encré sur son visage, Budo cligna des yeux plusieurs fois.

    "Aww, Mina-chan est jalouse~!" gazouilla Shima.

    "Silence Shima!" aboya Mina et regarda de nouveau vers Budo. "J'espère que tu ne me mens pas." ajouta Mina, contrariée. "Hier, tu étais censé m'enseigner le coup du lapin." marmonna-t-elle dans sa barbe, clairement vexée. Remarqua cela, Sho Kunin s'incrusta dans la conversation.

    "Peut-être qu'un rendez-vous est à prévoir." dit Sho en donnant un amical coup de coude à Budo. "Qu'en penses-tu Mina? Budo te prend en rendez-vous."

    "S-Sho!" Budo lui lança un regard plein de haine, à quoi pouvait-il bien penser en proposant quelque chose de ce genre devant ses amis, bon sang. Budo s'apprêtait à dire quelque chose quand Mina parla.

    "E-et bien, j'accepte car tu me dois bien dédommagement pour hier, tu peux me m'offrir un diner demain soir!" ajouta Mina en croisant ses bras clairement satisfaite de sa proposition. "à 18h précise."

    "....Que..." Budo était effaré, le fait même que Mina adhère aux propos de Sho était rare, il jeta un œil vers Juku pour de l'aide mais Juku restait muet avec un petit sourire sur son visage. "...Hahh très bien Mina, je vais t'emmener dans le meilleur endroit que je connaisse." lança Budo de sa joyeuse voix héroïque, il pourrait aussi faire une meilleure prestation vocale.

    "La nourriture a intérêt d'être incroyable, Masuta-kun." dit-elle en le regardant ironiquement. "Et ça a plutôt intérêt de ne pas être un fast-food!"

    "Bien sûr, tu penses vraiment que je ne sais pas comment traiter une demoiselle?" plaisanta Budo en tapotant amicalement la tête de Mina.

    "Hmf...C'est à moi d'en juger." Elle ne put s'empêcher de rougir un peu, alors qu'elle attendait déjà impatiemment ce rendez-vous. "J-je vais en cours..." souffla-t-elle rapidement en déviant du regard, elle marcha au loin en emportant Shima avec elle, qui était visiblement abasourdie par le rendez-vous prochain.

    Une fois les filles hors de vue, Budo se tourna vers Sho et le prit par le col étroitement, l'amenant plus près. "Bon sang, mais à quoi tu joues!?"

    "Je pense que tu as besoin d'être un peu puni." Sho sourit. "D'ailleurs...Mina semble un peu plus heureuse depuis que tu as accepté..." poursuivit-il en évitant de croiser le regard de Budo.

    Budo desserra son emprise. "..........Très bien, je vois." Budo lâcha complètement le col de son ami, comprenant que Sho était profondément inquiet pour Mina mais était effrayé de le montrer. Ce n'était qu'une seule fois de toute façon.

    RINNGG

    "Heh, on dirait qu'il est temps d'aller en cours!" dit Sho. Lui et Juku saluèrent Budo et se rendirent chacun dans leur salle de cours respective.

    Un léger sourire s’immisça sur le visage de Budo en voyant ses amis partir. C'était si agréable d'avoir des amis comme eux, bien sûr ils pouvaient être exigeants et désagréables parfois mais ils étaient tous des gens biens qu'il connait depuis ses premiers jours d'école. Il se mit en route pour sortir de la cour quand il aperçu Ayano derrière un arbre avec ses mains lui couvrant le visage.

    "Ayano..." Il sentit lui même marmonner ces mots sous son souffle. On aurait dit qu'elle pleurait seule dans son coin, avant de le réaliser Budo s'avança vers elle. Une fois plus proche d'elle, il se sentait incapable de respirer, il avait l'impression que son âme était noyé.

    "Tu vas fatalement me l'amener..."

     

    "Non..je ne veux pas." Il ressentit cette même émotion et l'épouvantable sentiment qu'il avait vécu dans son cauchemar. Courir sans fin dans ce couloir qui n'en finissait pas, pour finalement être près d'Ayano alors que dans sa main se trouvait...

    Ba-Dump Ba-Dump...Ba Dump

     

    Budo se figea à cause de l'image qui heurtait son esprit, il se trouvait immobile avec sa main tendue vers elle, mais incapable de l'approcher. Il ramena rapidement sa main vers lui et s'enfuit à toute allure pour sortir de la cour et laisser Ayano derrière lui.

    "hm...?" Ayano leva la tête pour ne voir personne ici. Elle aurait juré entendre quelqu'un venir près d'elle. Elle essuya ses yeux embués de larmes et jeta un œil vers la fontaine pour se rendre compte que Senpai et Oka étaient partis.

    _______________________________________________

    "Aujourd'hui en psychologie, nous étudierons les éléments de persuasion." dit l'enseignante en écrivant sur le tableau noir et poursuivit sa lecture.

    Ayano toisait attentivement Oka qui était en train de prendre des notes. Ayano l'observait un peu plus qu'elle ne prenait de notes. Son esprit revint sur Budo, quel était son but? C'était le seul qui désirait qu'ils soient amis, c'était le seul qui lui avait promis de la protéger, c'était le seul qui lui a dit qu'il ne abandonnerai jamais. Ayano s'aperçut que la pointe de son crayon s'était brisée, elle n'avait pas réalisé qu'elle tremblait autant. Peut-être était-ce à cause de toutes les promesses que Budo lui avait faites pour finalement la laisser. Son esprit revint brièvement sur la maison vide dans laquelle elle vivait sans ses parents.

    "Non...pas encore." grogna-telle. "Je ne tomberai plus pour ça."

    Quand les cours finirent enfin, Ayano choisit de confronter Budo et son comportement agaçant devant elle avant l'heure du déjeuner. Elle fendit l'allée avec la mine sombre, montrant qu'elle n'était pas d'humeur pour réclamer la moindre réponse. Finalement, elle repéra le Chef d'Arts Martiaux dehors, adossé à l'un des cerisiers fleuris. Il semblait être ici simplement pour se reposer à l'ombre que l'arbre lui offrait tandis que les pétales flottaient dans l'air pour lentement s'échouer sur le sol.

    Ayano  s'approcha de lui et passa sous l'ombre du cerisier même si, Budo n'avait reconnu sa présense.

    "Qu'est-ce qui ne va pas avec toi?" Engagea finalement Ayano en le regardant droit dans les yeux.

    "......" Budo détournait les yeux car tout ce qu'il pouvait voir ou imaginer était la perturbante vision de rouge qui couvrait tout son corps avec un trou béant dans sa poitrine.

    "Est-ce à cause du cauchemar que tu as fais ce matin...tu sais que ce n'est pas réel?"

    Si seulement elle savait ce qu'il ressentait à l'instant. Il était sincèrement effrayé malgré le fait que ça restait un rêve ridicule, il ne pouvait rien y faire mais vivre ce rêve était un aperçu de son futur. Il ne pouvait pas ébranler l'épouvantable sentiment d'avoir son cœur battant dans sa paume. Mais ce qu'il craignait le plus était qu'il pouvait toujours sentir la pression de la ferme étreinte tout autour de son cou.

    "....." Ayano restait muette suite à l'absence de réponse, elle s'apprêtait à dire quelque chose quand Budo attrapa son épaule, elle leva les yeux pour le voir penché plus près d'elle.

    Ça ne faisait même pas un jour que Budo se sentait déjà seul sans elle à ses côtés, il n'était même pas certain de savoir comment il avait même pu tolérer ça alors qu'il n'était pas si proche d'elle avant, mais il savait ce qu'il fallait faire.

    "Ayano...je t'en prie, reste loin de moi." Souffla-t-il dans son oreille.

    "Q-quoi...?"

    "Ne t'approche plus de moi à nouveau." Il éloigna son visage du sien.

    "Eh...!?" Avant qu'elle ne puisse prononcer le moindre mot, Budo lâcha son épaule et partit de nouveau.

    Ayano sentit monter en elle une violente rage, prit Budo par le col et le fit tourner vers elle. "De quoi tu parles!? Qu'est-ce qui se passe !?" demanda-t-elle, Ayano était définitivement désorientée par tout ça, elle avait besoin de savoir ce qui le perturbait même si pour l'instant Budo n'était pas bavard, il s'extirpa en lui glissant des doigts et laissa Ayano.

    "Je pensai que nous étions amis." ajouta d'une faible voix Ayano avant que Budo ne soit trop loin. Il s'arrêta pendant quelques brèves secondes et se retourna un peu vers elle.

    "Nous ne pouvons...plus l'être." Il reprit sa marche et s'engouffra dans le bâtiment, laissant Ayano sous le cerisier seule. Elle restait là, complètement muette en tentant de comprendre ce qu'il venait juste de se passer.

    "..........Hehe...." Ayano couvrit la moitié de son visage d'une main. "heheh...HAHAHA...Pourquoi pensai-je que nous...étions...amis?" Elle résistait à ses pulsions et ria à gorge déployée tandis que les pétales du cerisier flottaient s'échouer loin d'elle.

    "Comment ai-je pu être si bête..."

    _______________________________________________

    Budo se rendit sans un mot à son casier et composa le code, il était apparemment le seul dans la salle des casiers à l'instant et s'en fichait. Il était furieux, furieux contre lui-même, il ouvrit son casier d'un coup sec et y récupéra son déjeuné. Il y déposa ensuite quelques livres pour les cours d'après et referma la porte du casier. Il appuya sa tête sur la porte métallique et soupira à lui-même.

    A distance, une délinquante l'observait, les délinquants ne venaient que très rarement dans le bâtiment de l'école, mais cette fois, c'était exceptionnel. C'était la même délinquante au tuyau et aux rayures bleues dans ses cheveux corbeaux. Ses yeux étaient penchés vers lui et ferma ses poings crispés, la laissant tenir d'une main son couteau. Elle allait s'avancer vers lui quand un des délinquants qui l'accompagnaient la retint.

    "Es-tu bien vraiment inconsciente? bordel, ce type n'est pas normal." souffla-t-il dans son oreille, il avait quelques bandages qui recouvraient son corps de la tête aux pieds et ses froids yeux bleus étaient parsemées de nombreuses profondes griffures tout autour d'eux.

    "Reste pas dans mon chemin! il a tué la majorité de nos membres, il mérite de connaître sa fin par ma lame." dit la délinquante en brandissant son couteau scintillant. Elle s'efforça de suivre sa proie alors que le délinquant l'attrapa et la fit chuter au sol. "Hey!!!"

    "Tu ne sais pas à quoi tu as affaire! Je l'ai vu de mes propres yeux!" hurla le délinquant aux yeux bleus.

    "Masuta-kun!!!" le cri de détresse d'Ayano se fit entendre malgré la distance, il ferma énergiquement ses poings et son corps se mit à trembler violemment.

    Heh, pitoyable, n'es-tu pas supposé être le chef du club d'Arts Martiaux?"

    "Hah, il ne peut même pas sauver la vie de sa petite amie si sa vie en dépend."

    "Attend, laisse moi prendre une photo, je veux qu'on se souvienne de ce moment."

    Le délinquant aux yeux bleus avait pour rôle de faire le gai pour vérifier qu'il n'y pas la police. Il sourit en entendant la plaisante conversation de ses congénères, comme s'ils avaient achevés le Chef d'Arts Martiaux. Il sortit alors son téléphone et se mit à rédiger un message aux autres membres du groupes qui n'avaient pas pu venir. Au moment où il allait appuyer sur "envoyer", il ne pouvait rien faire mais il entendit une étrange voix murmurer de la bouche du gars des Arts Martiaux.

    "Attendez une seconde, les gars." dit le délinquant aux yeux bleus, en replaçant son tel dans sa poche. Ses comparses reculaient en le voyant s'approcher du gars des Arts Martiaux. Il prit Budo par le col et le souleva au-dessus du sol. "N'y a-t-il rien que tu désires nous dire?" ronronna le délinquant aux yeux bleus.

    "rd...br....l...o..de....l.......r"

    Le délinquant aux yeux bleus lança un regard dérouté à Budo puis le jeta sur le sol sans même vouloir faire l'effort de déchiffrer ce qu'il essayait de dire.

    "Heh, peu importe, poursuivez les gars." Le délinquant aux yeux bleus fit alors dos à Budo quand brusquement il sentit l'arrière de son crâne maintenu par quelque chose, avant de le comprendre, il fut plaqué contre le sol, la puissance de l'impact déformée contre le sol et les larmes coulèrent sur son visage immobilisé.

    "Aughgh!!" la tête du délinquant se fit soudainement relever et éclatée à nouveau violemment contre le dallage, soulevant une nouvelle fois une vague de souffrance en lui. Il était hébété et ignorait complètement ce qu'il était en train de lui arriver. Il sentit un pied plaqué contre son dos et doucement, avec toute l'énergie qu'il pouvait rassembler après les puissants coups, il tourna sa tête pour voir Budo juste au-dessus de lui. Le chef des Arts Martiaux avait un regard sombre et le blanc de ses yeux semblait malicieusement briller.

    "N-ne restez pas plantés là, choppez-le!" Cria le délinquant aux yeux bleus. Immédiatement, le groupe de délinquants parèrent leurs armes et s'en prirent à Budo. Avec un simple mouvement, Budo esquiva toutes leurs offensives et intercepta l'une de leurs armes, la brisa dans un audible craquement mais il ne s'arrêta pas là, il lui déchiqueta le bras avec un simple effort. Le bruit de tissu déchiré et d'écorchement de la peau était écœurant, et anormal.

    "AHHHHHHGH!!"

    Le groupe de délinquants blêmirent à l'affreuse vision devant eux. Le délinquant avec le bras en moins s'effondra au sol tandis que son corps déversait le liquide vital de celui-ci.

    Budo brandit le bras arraché vers le ciel et laissa le sang se déverser dans sa bouche. Il avala chaque goutte qu'il recevait dans un râle de satisfaction.

    "Hahh...J'avais oublié à quel point le goût du sang d'un mortel était délectable." ronronna-t-il entre ses lèvres, il lâcha la bras et approcha sa tremblante victime. "J'en veux plus..."

    "Bordel, t'approche pas de lui!" beugla un délinquant tenant une batte métallique, il fondit vers Budo et tenta un coup à la tête quand Budo dévia la batte de la main du délinquant et lui saisit le visage. Budo écrasa ensuite la tête de sa prise sur la grille avec férocité en l'entraînant sur les barreaux métalliques rouillés.

    Pendant qu'il s'affairait sur ce délinquant, trois autres délinquants essayèrent de déstabiliser Budo en lui sautant dessus et l'arrêter, mais ça ne fit qu'accroitre la surcharge. La tête de la victime de Budo était à présent sordidement incrustée dans les barreaux grâce à ses camarades.

    "merde, MERDE!"

    "Haww, une si splendide vision." dit Budo, le sourire jusqu'au oreilles. Remarquant enfin les trois délinquants sur son dos, il les envoya valser d'un coup et s'empara de la batte d'acier de sa victime.

    Les trois délinquants se rendirent finalement compte à quel point ils ne faisaient pas le poids, tentant de ramper pour fuir Budo, ce qui le fit uniquement rire. Soudain, une mystérieuse aura démoniaque entoura le corps de Budo et d'un mouvement rapide, la fumée obscure formait de petites mains. Un par un, chaque main attrapa les jambes des délinquants et les tiraient vers Budo. Budo prépara son coup de batte et aux délinquants qui allait fatalement se prendre le coup.

    "PAR PITIE, NON, NOOON!"

    THUD

    En moins d'une seconde, la tête du délinquant avait été détachée de son cou. Partie d'un seul coup. Les deux autres délinquants hurlaient de terreur en se faisant emporter vers leur fatale destinée.

    THUD THUD

    Le délinquant aux yeux bleus observait la scène en horreur car le reste de ses camarades s'étaient fait tuer sous ses yeux. Budo laissa tomber la batte de métal ensanglanté à côté de lui et lécha de reste du sang qu'il avait sur ses doigts.

    "Qu'es-ce...que t'es...?" s'étrangla le délinquant aux yeux bleus en se démenant pour s'enfuir.

    "N'aimerais-tu pas savoir." dit Budo en s'avançant vers lui, prêt pour encore plus quand il s'arrêta soudain à mi-pas. "Heh..."

    "...Nn?" Le délinquant aux yeux bleus se prépara à recevoir un éventuel choc en le regardant tout en se demandant ce qu'il allait bien lui faire.

    "Tu es chanceux..." Budo récupéra la batte métallique et assomma le délinquant aux yeux bleus. Il fit tomber la batte dans un bruit sourd et regarda de haut en bas le sanglant travail accomplit. "Je suppose que je vais devoir nettoyer ça avant d'aller sauver la fille."

    "Tu voudrais faire demi-tour si tu avais vu comment il était l'autre jour." Affirma le délinquant aux bandages en tendant sa main vers la délinquante. "Crois-moi."

    La délinquante claqua la main de son comparse et se releva d'elle-même. "Si tu montres quelques faiblesses, et bien je suppose qu'il faut planifier davantage d'organisation." marmonna la délinquante avant de laisser le groupe derrière elle.

    "Pitoyable." Elle n'avait pas réalisé à quel point ses camarades étaient inutiles.

    _______________________________________________

    Les élèves sortaient de la classe prêt pour aller déjeuner. Beaucoup se rendaient sur le toit pour profiter de la plaisante brise et de l'atmosphère calme qui y régnait pendant que les autres se rendaient dans la cour et s'asseyaient sur l'herbe pour dévorer leur repas.

    Ayano se trouvait dans la cuisine du lycée et s'affairait à préparer des gâteaux de riz. Elle coupa en fines tranches quelques morceaux de bananes et les plaça sur chacune des préparations. Elle prit ensuite les gâteaux et les disposa sur un plateau rose, elle allait sans doutes possibles conquérir le cœur de Senpai avec ces gâteaux.

    Elle dénoua en vitesse son bandana violet de ses cheveux et raccrocha son tablier. Elle lissa sa jupe et refit sa coiffure avant de s'emparer du plateau et de se diriger vers la porte.

    "Attends, Aishi-san!" Une fille blonde avec une queue de cheval latérale appelait Ayano et couru vers elle, c'était Yuna Hina. "Tu viens après les cours, pas vrai?"

    "Je ne peux pas, la principale veut me voir dans son bureau après les cours."

    "Eh!! m-mais on a besoin de toi pour essayer la robe pour le Festival du Printemps, tu te souviens?"

    "Je le ferai demain." Ayano s'apprêtait à partir quand Yuna l'attrapa par le bras. "H-hey, j'ai dit."

    "Je t'en prie, Aishi-san on a vraiment besoin de tes mensurations et peut-être même que tu pourrais donner un aperçu à tout le lycée de ce que donnera la mignonne robe du Club de Cuisine que nous allons porter!" Yuna prononçait ces mots avec un espoir dans ses yeux.

    "....." Ayano abattit le silence, si elle devait porter cette robe en servant Senpai, peut-être pouvait-elle le charmer avec cette apparence, et également gagner en réputation. C'était sa chance de faire bonne impression. "Très bien."

    "Hahh, vraiment!?" Les yeux d'Yuna brillaient. "Bouge-pas d'ici!" Elle quitta la pièce en vitesse pour chercher la robe.

    ***************

    "Hahh, trop mignonne." s'émerveilla Yuna en admirant la robe rose avec un tablier bordé de dentelle blanche. Les cheveux d'Ayano étaient relevés par un ruban de dentelle rose, et portait des bas rayés blancs et roses avec des chaussures roses. "Tu es magnifique Aishi-chan!"

    "Merci."

    "Maintenant sors d'ici et montre-leur ce que tu leur as préparé!" s'exclama Yuna avec enthousiasme, elle donna à Ayano le plateau de gâteaux de riz et lui ouvrit la porte. Ayano soupira et quitta la cuisine et s'engouffra dans le couloir. Elle commença à servir aux différents élèves dans le couloir les échantillons de gâteaux de riz. Soulignant un large sourire sur son visage, elle reçu quelques regards de garçons sous le charme et des "awws" des filles.

    "Vous ne trouvez pas qu'Aishi-san est adorable!" murmurait une des élèves. "Maintenant, je veux vraiment rejoindre le Club de Cuisine!"

    "Je vais définitivement me rendre au club de cuisine pendant le festival du printemps." s'enthousiasma un étudiant.

    Une fois s'être occupée des étudiants dans le bâtiment, elle se rendit dans la cour. Immédiatement, tous les yeux étaient rivés vers elle, rougissant légèrement à toute l'attention qu'elle attirait, elle se contenta de servir les autres élèves afin de s'occuper de Senpai en dernier.

    C'était bien, elle avait capté l'attention de tout le monde, les yeux de Senpai étaient eux-aussi posés sur elle cette fois. Elle se sourit à elle-même en rêvant du moment où elle lui offrirait un gâteau de riz, et faire en sorte qu'il échappe à tous ses problèmes de cette façon. Elle était certaine que ses préparations étaient meilleures que ceux qu'Osana avait fait pour Senpai.

    "Wow, mates-moi ça." lança Sho en jetant un œil vers l'autre bout de la cour pour voir Ayano dans cette robe. Il tira sur le bras de Juku et indiqua la direction de la jeune fille.

    "Je ne l'ai jamais prise pour un top modèle mais ça lui va bien." rougit Juku. "Tu penses qu'elle va venir par ici?"

    "Bien sûr que oui si c'est l'amie de Budo, pas vrai Budo?"

    "Quoi?" Budo était en train de manger son plat de ramen avec les baguettes fournies avec son repas. Il jeta un œil à l'horizon pour voir Ayano dans une mignonne robe rose, en train de faire le tour des gars pour les servir, ce qu'il fit écarquiller ses yeux de gai.

    "Hahh, trop kawaï." dit Shima en regardant la stupéfiante Ayano. "Je dois faire des photos!"

    "Hmf, laisse donc ça aux membres du club de photographie." rétorqua Mina en détournant le regard d'Ayano. Elle émettait des hypothèses sur la raison première d'Ayano de porter cette robe.

    Même en servant les élèves affamés, Ayano jetait de temps en temps quelques regard à son Senpai qui était toujours à son endroit habituel, mais sans Oka dans les parages pour le déranger cette fois. C'était ça chance pour qu'enfin il la remarque, elle n'avait qu'à offrir les autres gâteaux de riz aux autres élèves et conserver les derniers pour les donner à Senpai son gâteau de riz spécialement conçu pour lui, disposé dans le coin du plateau.

    Puis elle jeta un œil aux derniers élèves qui s'avéraient être les membres du club des arts martiaux, elle sentit immédiatement l'amertume dans sa poitrine. Juste entrapercevoir Budo là-bas l'énervait à présent, pour tout les jours qu'il a passé à l'ignorer. Elle lui lança un bref regard et nota son regard, après avoir fermé les yeux, Budo s'en retourna vers son déjeuné. Maintenant, Ayano était vraiment enragée, s'ils étaient bien ce qu'il appelle 'amis', pourquoi l'ignorait-il, pourquoi lui a-t-il promis tant de chose pour l'ignorer comme si elle n'était rien?

    Il ne valait rien. Rien.

    "Ahh, Ayano vient par ici!" exulta Shima en un cri strident, sortant son téléphone de sa poche. Sho et Juku étaient plutôt impatient de la voir elle, et sa nourriture gratuite! où pouvait-il se tromper?

    Au lieu d'aller voir les membres du club des Arts Martiaux, elle se rendit droit vers leur leader en premier. Avant que Budo ne puisse même lever les yeux vers elle, il reçu les gâteaux de riz en pleine figure.

    "Ehh!?" Était tout ce que Budo parvint à dire, il n'avait toujours pas réaliser ce qu'il s'était passé quelques minutes avant. Il leva la tête vers Ayano avec de grands yeux désorientés, et s'apprêtait à dire quelque chose sur le fait qu'elle était dure alors qu'il remarqua le sombre regard dans ses yeux, un qu'il n'avait jamais vu avant.

    "Ayan-"

    "...Menteur!"

    "Qu-quoi..?" Budo le regardait quand il la vit révéler un mélange d'émotions sur son visage.

    "Menteur...tu...tu.." Ayano ne savait pas pourquoi elle agissait ainsi. Elle devrait simplement décamper du groupe d'élèves et aller droit vers Senpai mais quelque chose la surpassait, c'était complètement nouveau pour elle. Trahison.

    "Ayano..." Budo l'observait avec une attention sincère qui se lisait sur son visage.

    "Aishi-san, c'est quoi ton problème bordel?" hurla Mina en tentant de retirer les morceaux de gâteaux du visage et des cheveux de Budo, mais fut royalement ignorée.

    "Tu...TU AS DIT QUE TU SERAIS LÀ POUR MOI!" Ayano était maintenant en train de trembler de rage, comment pouvait-elle être si déraisonnable en laissant ce jeune homme entrer dans sa vie. On dirait juste que tout le monde la trahis, En premier ses parent l'ont laissé seule, Info-chan a donné des informations aux délinquants et aujourd'hui Budo, son allié, reviens sur sa parole. Elle n'avait jamais réalisé le sentiment d'avoir subit un mensonge, ou même la trahison, mais à présent, elle préférait plutôt subir d'être trempée dans un bain de sang.

    PLIC PLOC

    "Huh...?" Ayano ramena lentement sa main vers son visage pour le trouver humide. Elle...pleurait? Non, c'est impossible pourtant, la seule personne pour qui elle voulait pleurer été Senpai, pas Budo. Son regard se fixa de nouveau sur Budo qui la toisait avec un air de chien battu, il commençait à se lever et instantanément se cœur se mit à s'accélérer. Qu'est-ce qui lui prenait, elle n'avait jamais eux ces sensations avant?

    "Ayano-san..Je suis-je suis" Il allait l'atteindre mais Ayano fit rapidement reculer son visage rougit par la rage et les larmes.

    "N-Ne t'approches pas de moi!" Ayano prit subitement la fuite pour sortir de la cour en poussant les élèves sur son chemin. Pourquoi agissait-elle ainsi, pourquoi ne s'en fichait-elle même pas?

    "Mais nan, les gâteaux de riz..." dit Juku, déçu.

    "Hey mais, ne gaspillions pas ça, Budo, vient par là et partage." ajouta Sho en essayer de manger le reste du gâteau de riz sur l'épaule de Budo.

    "Vous pouvez la croire?" s'indigna Mina en se relevant. "J'appelle la principale!" Brusquement, Mina sentit Budo la frôler pour quitter la cour à la poursuite d'Ayano.

    Mina l'observait sous le choc alors qu'il courait après la fille qui lui a juste balancé des gâteaux de riz à la figure. S'occupait-il vraiment de ce genre de fille après qu'elle ait agit si cruellement envers lui. Mina posa une main contre sa poitrine et baissa les yeux complètement déroutée. Non, Budo vois juste Ayano comme une amie, elle-même n'étais pas perçue différemment par lui. Sa main se ferma en prenant une décision à ce moment là.

    "Non...Non...J'avais pas fini!!!" pleura Sho en regardant, impuissant, Budo s'en aller avec le reste du précieux gâteau de riz qu'il n'aura pas eut la chance de goûter.

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Commentaire traduit de l'auteur:

    Celui-ci est un peu plus long, juste pour lier un plus tout ça ensemble.

    Par contre, la prochaine partie...bon sang

     

    J'espère qu'on connaîtra bientôt les noms des délinquants dans le jeu



    En tout cas, les gars j'espère que vous apprécie l'histoire depuis le début et vous pouvez également la lire sur wattpad sous Dollysonnikku :3

    Personnages - Yandere dev


    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Enfin 8D!! J'espère  que vous appréciez également la trad' de quality xDD!! Ouais, je fais de mon mieux, alors pardonnez moi s'il y a quelques imprécisions ^^'

    J'ai notamment eu un mal fou à traduire: "moe type" parce que je ne sais pas ce que c'est ._. Mais bon, je me suis dit: quand je fais une recherche, je tombe sur "modèle", du coup, n'y aurait-il pas un rapport? Et puis, selon le contexte, ça pouvait "à-peu-près" passer... donc j'ai choisi de traduire par "top modèle" ._. ...voilà, si vous en savez plus, prévenez moi^^'.

    Bref, je me colle au prochain chap'^^! Ciao ;D!


    votre commentaire
  • Lien de la page originelle: https://www.deviantart.com/art/If-I-can-t-have-Senpai-Chapter-5-615985582

    Nom de l'artiste originel: Sonikkufreak.

    Provenance: DeviantArt.

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    C'était un allié loyal, contrairement à Info-chan mais pour le moment, elle était arasée de tout type d'allier, qu'importe leur niveau de loyauté envers elle. Elle sourit sombrement à Budo en lui caressant lentement ses cheveux ténébreux.

    "Tu protèges un monstre..Budo-kun."

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Budo lâcha un long bâillement et se redressa, assit où il s'était assoupi, il ne se souvient être aller dormir la nuit dernière mais à en juger par son dos endolorit il conserva le sentiment qu'il était évident qu'il s'était endormit sur le divan. Avec les yeux encore fermés, il étendit ses bras et ses jambes jusqu'à ce qu'il entende ses os se remettre en place. Budo bâilla une nouvelle fois en ouvrant ses yeux noirs. Il sentit brusquement son estomac s'activer dans un torsion douloureuse et aussitôt, sa somnolence s’évanouit.

    Rouge.

    Tout était rouge dans la pièce, d'un sombre rouge à un rouge plus frais tachait tout dans la salle comme si quelqu'un avait balancé un saut remplit de peinture rouge partout sur les murs. Budo se leva immédiatement du canapé, il était désespérément en train d'essayer de comprendre ce qui lui arrivait, mais il s'enracina dans le sol à la vue de tout le sang qui recouvrait son salon. Il jurait y voir des sourires çà et là. Doucement, il tendit son bras tremblant vers le mystérieux liquide rouge et le toucha de son index, ensuite il rapatria son bras en quatrième vitesse pour examiner la substance en la frottant entre son pouce et son index. Le liquide était dense et vraiment...frais.

    "...Est-ce...ça...?" Non, il ne voulait pas le croire, était-il possible que quelqu'un se soit introduit dans sa maison pour lui faire une blague, ou était-ce plus sérieux et effrayant que ça? Ses pensées se firent brusquement interrompre quand réalisa qu'une révélation lui vint.

    Où est...Aishi-san..!?

    Son cœur battait à tout rompre et des vagues d'anxiétés le frappait son corps par à-coups comme pour confirmer ses craintes, il entendit une audible coulée de sang se déverser et un hurlement. "AHHH, PITIÉ...NON...STOP!!!!" Comme s'il s'agissait d'un signal, l'adrénaline de Budo monta en flèche alors qu'il jeta immédiatement un œil vers le couloir de la chambre où Ayano se trouvait, sa chambre. Budo piqua le sprint le plus rapide que son corps le lui permettait dans le couloir, des millions et des millions de pensées couraient dans sa tête mais elles se noyèrent comme s'il devenu soudainement sourd. La seule chose qu'il pouvait entendre était un long bip que l'on entend si une bombe venait d'exploser à côté de vous. Mais faiblement, il pouvait seulement entendre une voix.

    "Tu protèges un monstre"

    "Tu protèges un monstre"

    "Monstre."

    Budo secoua sa tête pour taire la voix persistante. Elle devenait de plus en plus forte après toutes les phrases tandis que ses tympans résonnèrent à cause de l'intensité. Il se rendit bientôt compte qu'il devait déjà être à la porte, il regarda autour de lui pour s'apercevoir qu'il avait dépassé la porte en courant trop loin. Les yeux de Budo s'élargirent quand il se poussa lui-même à rejoindre la porte, ses jambes étaient fatigués mais juste savoir Ayano en danger le faisait tenir pour se rendre auprès d'elle. Les voix perduraient comme si elles s'attaquaient à sa détermination soudaine, mais cette fois elles ressemblaient à...la voix d'Ayano maintenant.

    "Tu ne voudrais pas être ami...." murmurait simplement la voix.

    Budo secoua sa tête, ses jambes commencèrent à devenir inconfortablement engourdies.

    "...avec un monstre comme moi."

    "Tu protèges un monstre"

    "Monstre."

    "Bordel, Ayano tu sais que ce n'est pas vrai!!" hurla Budo, tandis qu'il sentit sa main atteindre finalement la poignée dorée de sa chambre. Il était essoufflé et respirait bruyamment l'air, il avait inspiré l'air trop rapidement pendant sa course. Il était enfin devant la porte et juste imaginer ce qu'il pourrait trouvé derrière lui infligeait une douleur à la poitrine. Il tourna lentement la poignée de la porte avant d'entendre une dernière voix.

    "...N'ouvre pas la porte..."

     

    Budo enclencha la poignée et poussa la porte ouverte, ses yeux étaient accueillit par la couleur rouge, mais les murs n'étaient pas aussi recouvert de la couleur que ceux du salon. Au lieu de ça, pile au centre se tenait une couleur rouge familière et à son grand désarroi, un cadavre juste à côté.

    "AYANO!" il s'empressa de rejoindre son corps et l'assit hâtivement. Son visage était pâle comme un linge avec un sombre trait rouge descendant du coin de ses ternes, lèvres roses. Il semblerait qu'elle se soit poignardée plusieurs fois la poitrine mais ce qui étonnait le plus Budo était que sa torse était vide, quelqu'un lui avait retirer son cœur directement depuis sa base et à y regarder de plus près, c'était fait à l'arrachée. Son estomac se noua douloureusement et il sentit sa poitrine se durcir avec la crainte qui l'accablait en la voyant ainsi.

    PLIC PLOC

     

    Les larmes commençaient à couler sur le visage de Budo et secoua sa tête encore et encore dans le dénie.

    "...Non...Non...Non." était tout ce qu'il murmurait. Il enlaça le corps étroitement dans ses bras et pleura dans les cheveux cheveux lisses d'Ayano. Tout ce qu'il pouvait penser était qu'Ayano était morte, Ayano était partie, Ayano...Ayano... juste imaginer ces pensées-là le fit serrer encore plus fort le corps comme si elle cette trace charnelle d'elle pouvait également disparaître. Alors qu'il renforçait encore son étreinte, plus de sang semblait couler sur place, une autre preuve morbide qu'elle n'était déjà plus avant d'être sauvée.

    "...Pourquoi...pourquoi...?" Les yeux de Budo étaient vident, et mêlés de larmes. Juste hier, ils roulaient ensemble sur le vélo d'Ayano dans la ville en observant le paysage à couper le souffle autour d'eux. Juste en une semaine, il lui semblait qu'ils s'était rapprochés et ne sont plus quitter à partir de là. Budo sentit plus de larmes lui monter aux yeux quand il réalisa qu'il avait perdu quelque chose de très précieux pour lui et qu'il ne reverrait jamais plus cette personne respirer, sourire ou rire à nouveau.

    "Je t'en pris...ne pars pas..." dit Budo d'une voix presque muette. "Ayano...Ayano..." Il laissa ses paupières se fermer férocement et garda sa tête posée dans ses cheveux en pleurant incontrôlablement. Il n'était du tout prêt à s'en défaire.

    "Fuhuhu...~"

    "Hn..!?" cria brièvement Budo d'étonnement quand il entendit une voix féminine glousser à côté de son oreille. Il recula rapidement du corps d'Ayano mais ses bras fins le tirèrent vers l'avant de manière à se qu'il se retrouve face à face avec le corps d'Ayano. Ses yeux étaient d'un gris terne et la trainée de sang au coin de ses lèvres était dissipée à présent.

    "...Qu'est-ce qui ne va pas Budo-kun, n'es-tu pas heureux de me voir...?" demanda Ayano en inclinant assez sa tête pour produire un audible craquement.

    "Ay-Ayano!!?" Budo était figé sur place, il cligna plusieurs fois des yeux avant de lentement rapprocher sa main pour toucher son visage. "Nnn..!" Sa main bondit par réflexe en sentant la froideur hivernale de la peau d'Ayano en caressant son visage du bout de ses doigts tremblants.

    "Ayano-" Avant qu'il ait dit quoi que ce soit de plus, sa tête se fit tirer par Ayano de sorte à être juste en face d'elle.

    "N'es-tu pas heureux...de me voir...vivante~?" ronronna Ayano en désordonnant les cheveux de Budo avec ses doigts. Le visage de Budo se mit à chauffer devant le comportement inhabituel d'Ayano. C'était vrai, il était heureux de la voir en vie, tellement heureux mais quelque chose n'allait pas avec elle.

    "Ayano, nous devons t'emmener à l'hôpital immédiatement!" dit Budo, en essayant de s'extirper de la forte emprise d'Ayano. Elle ne bougeait pas, même en utilisant toute sa force, il n'avait aucune échappatoire. Au lieu de ça, il la regarda, confus devant encore autant de puissance en elle. Elle le toisa avec intention dans ternes yeux gris, affichant une expression illisible sur ses sombres lèvres roses.

    "Ayano...?" Il fut surpris de voir qu'Ayano restait muette, la première fois qu'il avait fait mention d'un hôpital devant elle, elle prit peur et refusa. Budo était préoccupé, était-il mentalement instable à présent? Avant qu'il ne put poser quelques questions, des mots s'échappèrent de ses lèvres.

    "Je t'aime, Budo-kun."

    "..........Q-quoi...!?" Budo était à présent complètement sidéré, il sentit son visage chauffer encore plus à la soudaine confession et son cœur s'accélérer. A-t-elle vraiment dit ça? Ou était-elle juste délirante après avoir perdu autant de sang. Avant de pouvoir spéculer d'avantage sur la situation, les mains glaciale d'Ayano se placèrent de chaque côté de son visage rouge et brûlant.

    "Est-ce que tu m'aimes...?" Sa voix était douce tandis qu'elle rapprochait son visage du sien.

    Budo se sentait hypnotisé par son regard et sentait ce faible sentiment de terreur grandir. Son esprit continuait à lui crier que quelqu'un chose clochait dans tout ça, cependant. "Je...je...t'aime." Il sentit ses mots lui filer sans son consentement, et se surprit lui-même. Toute cette matinée semblait si irréelle et étrange pourtant, ses pensées furent bien vite interrompues, alors qu'il percevait le souffle d'Ayano frôler ses lèvres. Pendant une seconde, ses lèvres froides caressaient les siennes, Budo ne fit aucun effort pour reculer et ses mains agrippèrent fermement les épaules d'Ayano.

    Sa crainte croissante confirma sa réponse. Avec un mouvement rapide, Budo éloigna Ayano de lui et essuya ses lèvres d'un revers de manche. Ayano l'observait sous le choc avait de se ressaisir.

    "Tu n'es pas Ayano!" Hurla-t-il en fermant ses poings étroitement.

    Ayano lui jeta un regard confus. "Q-qu'est-ce que tu racontes...?" dit-elle délicatement. Ce visage était presque crédible, mais Budo savait dépasser cette apparence.

    "Fais tomber le masque!" demanda-t-il, en haussant le ton.

    Le visage d'Ayano rougit alors que les larmes se mirent à roules sur ses joues. "Q-qu'est-ce que tu veux dire..?" Elle commença à essuyer les larmes et le regarda avec le plus triste des regards.

    "Tss..." Budo devait dévier sa vue le temps d'un instant depuis qu'une part de lui-même continuait d'appeler Ayano. "J'ai dit, fais tomber le masque!" Il se retourna furieusement vers elle, mais il recula rapidement une fois fait.

    "Howw, tu es une chose si mignonne quand tu t'énerves." les yeux d'Ayano était d'un rouge vif à présent, et son expression était définitivement celle du danger. Elle se tenait juste devant Budo au moment où il s'était retourné.

    "Qu'est-ce que...vous êtes...? Budo se retrouvait à lui demander, un voile de sueur sur son visage. "Qu'avez-vous fait d'Ayano...!!?"

    "Hew, si exigeant alors que je pensais pouvoir jouer avec son nouveau petit homme." murmura-telle, son regard fixait Budo mais c'était comme si elle ne faisait pas que le regardait, elle semblait plutôt regarder au plus profond de lui.

    "Bordel, de quoi parlez-vous!?" Peu importe qui elle pouvait bien être, il savait qu'elle n'était pas humaine, mais plutôt quelque chose de plus sinistre.

    "Je ne révèlerai aucun détail." Elle cligna des yeux, en se tournant. "Par contre, si tu savais ça ne serait pas drôle, n'est-ce pas?" Elle marcha vers une mystérieuse porte en bois que Budo n'avait pas remarqué avant ça, elle s’apprêtait à partir!

    "Ne t'avise pas de partir, il y a Ayano sournoise femme!" Budo attrapa brusquement son épaule et la fit tourner. Dès qu'il l'orienta vers lui, il fut témoin d'une expression faciale si effrayante qu'il priait pour ne plus jamais en être témoin. Avant même de voir ça, il fut soulevé dans les airs. La femme avait enroulé autour de son coup l'avait levé sans efforts. Budo se saisit de mains tenant fermement son cou tel un serpent.

    "Elle est à moi!" Hurla la femme dans un crissement, sa voix était comme celle d'un démon en plutôt aiguë et plus mielleuse. "Son âme et son corps seront miens, miens, miens." Il pouvait entendre ce qui ressemblait à du désespoir dans sa voix, comme si elle sentait que quelqu'un allait lui arracher l'opportunité. Le visage de la femme donnait l'impression de se dissoudre, comme si le corps ne pouvait supporter l'entité démoniaque en lui. Cette vision d'elle laissait une image horrifiante dans l'esprit de Budo.

    "Cette peau, ces os, tout m'appartiendra!!" Sa main fermé commença à le secouer pour mettre l'accent sur ses objectifs, mais s'arrêta rapidement comme si un comportement calme l'avait complètement submergée. Elle le laissa tomber au sol.

    "Aack!" Budo attrapa sa propre gorge et commença à la masser, elle n'était pas passé loin de lui briser la nuque mais il savait que ce n'était pas sa réelle intention. Il leva les yeux vers elle pour voir qu'elle avait les mains posées sur ses genoux et se penchait vers lui pour le regardait avec un sourire sur son visage fondu.

    "Tu vas fatalement me l'amener..."

    Les yeux ténébreux de Budo s'agrandirent sous le choc. "Faudra me passer sur le corps..." grogna-t-il humblement, il n'y avait pas moyen qu'il veuille lui apporter Ayano.

    "Fuhuhu~...es-tu certain de vouloir dire ça..?" Lentement, elle leva son index et la pointa vers la main de Budo.

    Doucement, Budo suivait son doigt du regard et vit sa main saisir quelque chose qui brillait dans la lueur de la chambre. Il réalisa alors que le mystérieux objet s'avérait être couteau couvert de sang et quelques mèches de ses cheveux noirs, mais ce n'était pas ce qui l'effrayait le plus. Ce qui l'inquiétait le plus était ce qui se cachait dans son autre main. Budo leva sa main avec précaution et ouvrit ses doigts pour apercevoir quelque chose de rond, visqueux et ensanglanté dans sa paume.

    C'était le cœur d'Ayano. Il pouvait sentir son faible battement loin du temps.

    Ba-Dump Ba-Dump...Ba Dump

    "Ehh....hahh....AHHHHHHHHH!!!" Les mains de Budo se mirent à trembler violemment et le cœur d'Ayano commençait à se dissoudre dans sa paume comme dans un cauchemardesque film d'horreur.

    Comme si s'était un signal, Budo se leva brusquement du canapé et se mit à respirer toute l'air qu'il le pouvait. Il ouvrit rapidement ses deux mains pour les trouver toute les deux vides et complètement propre de toute trace de rouge. Ce n'était qu'un cauchemar, un stupide cauchemar. Pour le moment, Budo ne pouvait rien y faire mais sentait ses yeux s'embrumer en se remémorant rapidement ce qu'il a vu dans cet épouvantable rêve. Ce n'était qu'un stupide cauchemar, ce n'était pas réel.

    "Budo?" demanda une douce voix.

    Budo se tourna immédiatement pour voir Ayano intact, assise sur le sol devant lui. Elle était clairement soucieuse de son état tôt dans la matinée.

    "Budo-kun?" Avant qu'elle n'ait prononcé un autre mot, Budo se jeta vers elle et l'enlaça étroitement.

    Ayano était surprise du geste soudain et s'apprêtait à lui parler d'espace personnel mais se résigna quand elle le sentit pleurer contre son épaule. "Budo...?"

    "Bon sang...bon sang..." Ayano l'entendait murmurer encore et encore ces mots. Qu'est-ce qui n'allait pas? Elle était vraiment concernée pour son nouvel allié, mais elle restait silencieuse. Elle laissait juste le pitoyable jeune homme la câliner.

    "hm...Tout va bien, Budo." ajouta-t-elle doucement, et lentement elle lui rendit son étreinte. "Ce n'était qu'un cauchemar."

    "...Ou-oui tu as raison..." dit Budo, essayant d'effacer les images dérangeantes de sa tête. "Juste un cauchemar..." Ses bras se relâchaient lentement autour d'elle.

    Mais il restait une image qui restait en permanence dans son esprit. C'était celle où il tenait le cœur battant d'Ayano dans sa main.

    Il ferma les yeux et reposa sa tête sur l'épaule d'Ayano, profitant silencieusement de la chaude, étreinte ravissante.

    Ba-Dump Ba-Dump...Ba-dump.

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Commentaire traduit de l'auteur:

    Ce chapitre est plutôt court et un peu sombre mais si quelqu'un est perdu (et j'ai plutôt écrit des choses qui prêtent à confusion ^^')

    Simplement, Budo à rencontré la démone du jeu. Et la démone désire vraiment obtenir le corps d'Ayano.

    Donc...

    Budo devient-il fou?

     

    Dites-moi ce que vous pensez de ce chapitre :3

    Je pense que je vais commencer à poster ces quelques pages sur wattpad :3

    Bien, j'espère que vous aimez

    Personnages - Yandere dev

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Aller, on continue sur notre lancé^^! Encore...18 à faire? M'enfin, j'ai pas vérifier s'il avait sortit la suite encore, mais une chose est sûre: je suis impatiente de savoir ce qui va se passer dans le chapitre 24 8DD!!!

    Aller, je m'en vais traduire le chapitre 6 u_u. T'façon, j'ai que ça à faire... (T_T ).

    Ciao xD!

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires